La BCE « ne peut pas résoudre la crise »

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Le président de la Banque centrale allemande a réagi, lors des rencontres économiques d’Aix-en-Provence, à l’annonce de la Banque centrale européenne de maintenir ses taux bas « pour une période prolongée ».

La Banque centrale européenne n’est pas en mesure de résoudre la crise de la zone euro, a déclaré, dimanche 7 juillet, le président de la Bundesbank Jens Weidmann lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Dans une allocution prononcée devant des économistes trois jours après la décision de la BCE d’annoncer un maintien des taux bas « pour une période prolongée », Jens Weidmann, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a estimé que l’institution monétaire en avait déjà « fait beaucoup » pour « absorber les conséquences économiques de la crise. »

« Mais elle ne peut pas résoudre la crise », a-t-il poursuivi.

Problèmes structurels

La Banque centrale européenne (BCE) a indiqué, jeudi 4 juillet, qu’elle maintiendrait ses taux à un niveau exceptionnellement bas pendant une période prolongée et pourrait même les réduire encore. Ce faisant, la BCE a donné aux marchés financiers des signaux d’une clarté sans précédent sur l’évolution prévisible de sa politique monétaire.

Elle a emboîté le pas à la Réserve fédérale américaine et à la Banque d’Angleterre, qui cherchent notamment à apaiser les tensions sur les taux de marché.

« Cela fait consensus au sein du conseil des gouverneurs. La crise trouve ses racines dans des problèmes structurels, elle nécessite donc des réponses structurelles », a ajouté M. Weidmann.

« Pour permettre à la monnaie unique d’exprimer l’intégralité de son potentiel économique, il faut que des efforts soient déployés sur deux fronts, celui des réformes structurelles et celui de l’abolition absolue des garanties consenties aux banques et aux emprunts souverains. »

« Nous devons faire en sorte que dans le cadre d’un système de contrôle national et de responsabilité nationale, il puisse être possible qu’un emprunt souverain fasse défaut sans menacer le système financier. »

Jens Weidmann a également lancé un appel en direction des Etats afin qu’ils coupent les liens qui les relient trop souvent à leurs banques nationales, jugeant que ces établissements détenaient beaucoup trop de dettes émises par leur gouvernement.

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