La crise financière mondiale assombrit la rencontre du G7 [FR]

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La hausse des prix du pétrole, le ralentissement de l’économie américaine et l’instabilité sur les marchés financiers mondiaux sont à l’ordre du jour du G7 à Tokyo ce week-end. Parallèlement, la Banque centrale européenne a tenu des propos suggérant une possible baisse des taux dans la zone euro. 

Rencontre du G7

Les ministres des Finances et les directeurs des banques centrales du Groupe des sept (G7, à savoir la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada) se réuniront samedi 9 février à Tokyo pour discuter du système financier international, alors que les marchés mondiaux sont de plus en plus fragiles. 

Parmi les sujets de discussion figurent la meilleure gestion des risques, la divulgation rapide des pertes des banques et la transparence dans les fonds d’investissement publics. 

Les Etats-Unis en chute libre ?

Outre les signes croissants d’une récession aux Etats-Unis, le dollar continue de faiblir, car les investisseurs vendent de plus en plus, au fur et à mesure que l’inquiétude croît sur la valeur des actifs en dollars. 

Warren Buffett, investisseur américain et la deuxième personne la plus riche au monde, prédit que le dollar américain va continuer de baisser à l’avenir. A l’instar de nombreux économistes, M. Buffett s’inquiète de l’ampleur du déficit commercial américain, qui s’élevait à près de 800 milliards de dollars en 2006. 

Taux d’intérêt dans la zone euro

La BCE est de plus en plus sous pression pour réduire les taux, afin de protéger l’UE du ralentissement mondial et des difficultés de l’économie américaine. 

Les propos tenus par M. Trichet, suite à une réunion de la BCE le 6 janvier, alimentent les spéculations selon lesquelles la banque pourrait reconsidérer cette stratégie. Certains observateurs prévoient une baisse des taux en avril. 

D’après M. Trichet, cité dans le Wall Street Journal, le ralentissement des économies d’importants partenaires commerciaux de la zone euro est susceptible d’avoir un impact sur la croissance cette année. 

L’ « inexcusable » Société Générale 

Lors d’un discours à Londres le 6 février, le commissaire européen au Marché intérieur Charlie McCreevy a estimé que l’UE était suffisamment solide pour résister à la situation sur les marchés financiers.  

Cependant, M. McCreevy a évoqué les normes de gestion des risques trop laxistes et inadéquates et les politiques de communication de milliers de compagnies financières. Il a cité l’exemple de la Société Générale. D’après la presse, le commissaire a critiqué le comportement « inexcusable » et la lamentable négligence de cette banque française, qui n’a pas mis plus tôt au jour les activités du trader Jérôme Kerviel.

Un récent 
sondage
mondial, mené par la BBC, montre l’inquiétude et le malaise généralisés par rapport à la mondialisation. 50 % des 34 000 personnes interrogées dans 34 pays estiment que les profits réalisés ces dernières années n’ont pas été équitablement répartis et que la mondialisation économique, notamment concernant le commerce et les investissements, progresse trop rapidement. 

Les marchés financiers internationaux ont été secoués par la crise américaine des crédits hypothécaires à risque survenue en août 2007. 

Au départ, la Banque centrale européenne (BCE) a réagi à ces turbulences en injectant plus de 200 milliards d’euros dans les marchés financiers européens afin de parer une éventuelle crise de liquidité (EURACTIV 22/08/07). 

Cependant, à ce jour, la BCE s’est abstenue de baisser les taux d’intérêt des 15 Etats membres de la zone euro. D’après la presse, le chef de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui a plaidé avec constance contre la nécessité de baisser les taux, est largement considéré comme une voix apaisante au milieu d’un environnement de plus en plus instable. 

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