La Slovaquie veut prendre son temps pour voter sur le FESF

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Un des leaders des partis de la coalition au pouvoir en Slovaquie a annoncé que le vote sur le Fonds européen de stabilité financière n’aurait pas lieu avant décembre. En France, il est prévu cette semaine.

Les mesures prises par les dirigeants de la zone peinent à rassurer les marchés. Les déclarations de certains représentants politiques slovaques ne vont pas améliorer les choses. 

Plusieurs votes

Fondateur et président de Soboda Solidarita (Liberté et Solidarité, SaS, libéraux), parti actuellement membre de la coalition gouvernementale, Richard Sulik a affirmé, dimanche 4 septembre, que le vote slovaque sur l’extension des compétences et capacités du FESF n’interviendrait pas avant décembre, au plus tôt.

Pour lui, « il y aura plusieurs votes, trois ou quatre ». Dans le même temps, de nombreux pays cherchent à accélérer l’adoption de l’accord conclu à Bruxelles le 21 juillet pour tenir les engagements européens et éviter toute nouvelle crise de confiance des marchés envers la zone euro.

Confiance des marchés 

Les dirigeants européens avaient alors décidé d’autoriser le FESF à accorder des prêts de précaution à des pays qui seraient attaqués sur les marchés et à acheter de la dette souveraine, dans des circonstances exceptionnelles, pour soutenir les États en difficulté.

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont demandé lors de leur rencontre à Paris, le 16 août dernier, d’accélérer les ratifications nationales alors que les taux d’emprunt s’envolaient pour l’Italie et l’Espagne.

La tenue d’un vote en décembre en Slovaquie pourrait fragiliser la confiance des marchés dans la solidarité européenne. Elle a déjà été mise à mal à la fin du mois d’août par l’accord entre la Grèce et la Finlande octroyant à Helsinki des garanties sur l’argent prêté à Athènes. 

Le vote par le Parlement français sur le FESF est prévu cette semaine (6, 7 et 8 septembre) et la sixième tranche d’aide à la Grèce doit être versé en septembre. 

Le FESF, une menace 

Le SaS est un parti récent. Créé en 2009, il est fortement influencé par les idées libérales, plaidant pour une réduction du rôle de l’État et de son endettement.

Selon lui, « l’euro et la zone euro sont de grands projets, pour peu que les règles soient suivies (…). La principale menace de l’euro est le FESF. »

Pas la première fois

Cette position de retrait de la part de la Slovaquie n’est pas nouvelle. A l’été 2010, le Parlement slovaque avait refusé d’accorder le prêt destiné à la Grèce dans le cadre du premier plan de sauvetage, ce qui avait provoquer la colère des autres capitales de la zone euro.

Iveta Radicova (Union démocrate et chrétienne slovaque – Parti démocrate – SDKÚ-DS), chef du gouvernement depuis juin 2010, avait fait campagne sur le refus de participer à l’aide grecque.

Au lendemain du vote de son Parlement, elle a justifié cette position en soutenant que, lors de la crise économique qui a frappé son pays entre 1998 et 2002, « personne ne nous a aidé, rien, pas un centime ». 

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