Les billets de 20 et 50 euros sont les plus contrefaits

La Cour des comptes met en garde la France : elle ne pourra afficher, en fin d'année, un déficit public inférieur à 3 % de son PIB. Mais pourquoi cette barre des 3 % ?

Le nombre de faux billets retirés au premier semestre 2014 a diminué de 6,2 % par rapport au semestre précédent. Les billets les plus contrefaits sont les coupures de 20 € et de 50 €, qui ont représenté 81 % des contrefaçons.

331.000 faux billets en euros ont été retirés de la circulation au premier semestre 2014. Un chiffre en baisse de 6,2 % par rapport  au deuxième semestre 2013. Mais sur le long terme, la tendance de saisie des faux billets est en hausse régulière depuis 2011.

Pour la Banque centrale européenne, les chiffres annoncés chaque semestre dépendent de l’action d’Europol. Cette organisation est chargée de fournir un support analytique, financier et légal aux enquêtes.

Dans sa note d’information parue le 18 juillet, la BCE indique le nombre de contrefaçons demeure très faible par rapport à celui des billets authentiques en circulation pendant le premier semestre 2014, c’est-à-dire plus de 16 milliards.

Ces six derniers mois, 98 % des contrefaçons de billets ont été saisis dans les pays de la zone euro, contre 1,9 % dans des États membres de l’Union européenne hors zone euro et seulement 0,1 % dans d’autres pays du monde.

>> A lire aussi : Forte augmentation du nombre de fausses pièces en euros

En mars dernier, Europol et la police colombienne ont démantelé un atelier d’impression numérique illégale de fausse monnaie dans la banlieue de Bogota. De fausses coupures de 100 € pour une valeur totale  de 609 600 euros, ainsi que des billets contrefaits de 50 € et 500 € faisaient partie du butin.

Les billets de 20 € et 50 € sont les plus contrefaits

Tous les billets en euros n’intéressent pas les faussaires. Au premier semestre 2014, les billets les plus contrefaits étaient les coupures de 20 € et de 50 €. « Ces deux valeurs ont représenté 81 % des contrefaçons, soit une légère progression par rapport au semestre précédent », précise la BCE.

Selon l’institution bancaire, les billets de 20 € et de 50 € sont plus en circulations que les autres coupures et s’écoulent donc plus rapidement. Par ailleurs, les billets de 5 € et 10 € coûtent plus cher aux faussaires pour la fabrication et sont donc moins rentables.

D’après les informations de la BCE, le billet de 20 € sera le prochain à subir des modifications pour améliorer sa sécurité. Déjà en 2013, le billet de 5 € a fait peau neuve. En septembre prochain, le nouveau billet de 10 € fera son apparition.

>> A lire aussi : Première apparition de l’alphabet cyrillique sur les billets en euro

La Banque centrale européenne a le droit exclusif d’autoriser les banques centrales nationales de la zone euro à émettre des billets de banque en euros. Leur production et leur mise en circulation relèvent de la responsabilité des différentes banques centrales. Les pièces sont frappées par les États membres de la zone euro en quantités approuvées chaque année par la BCE et leur production est du ressort de l’hôtel des monnaies de chaque pays.

Les billets en euro comportent plusieurs caractéristiques de sécurité bien visibles comme les impressions en relief, les filigranes ou encore des couleurs changeante. Ces signes distinctifs permettent de repérer facilement les contrefaçons. Elles ont aussi pour objectif de dissuader les faux-monnayeurs.

Pour lutter contre la contrefaçon,  la BCE coopère notamment avec Europol. Cet office de police criminelle intergouvernementale fourni des informations relatives à la contrefaçon de l’euro notamment sur les saisies avant mise en circulation des contrefaçons.

23 septembre 2014 : mise en circulation du nouveau billet de 10 euros

Banque centrale européenne

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