Lisbonne plaide pour la création d’un Fonds monétaire européen

Martin Schulz accueille Antonio Costa au Parlement européen. [MEuropean Union 2015 - European Parliament]

Le Premier ministre portugais, António Costa défend la création d’un Fonds monétaire européen afin d’« assurer une gestion plus efficace des dettes souveraines » et favoriser une « convergence » accrue des économies européennes.

Face à la montée du « nationalisme, du protectionnisme, du populisme et de la xénophobie », l’Union européenne « a besoin d’un nouveau cycle vertueux de croissance et de convergence », a déclaré le Premier ministre socialiste, António Costa, à Lisbonne à la clôture d’une conférence consacrée à l’euro.

Règles communes

Une réforme de la zone euro « ne passera cependant ni par moins de discipline budgétaire ni par la multiplication des exceptions aux règles », mais « par des règles communes qui servent à tous », a-t-il assuré.

Le Portugal, qui était sorti en 2014 d’un plan de sauvetage international, a réussi à redresser ses comptes en 2016 en ramenant son déficit public à 2,3% du PIB, contre 4,4% l’année précédente, avait annoncé António Costa la semaine dernière.

Le Fonds monétaire européen est un projet défendu par plusieurs économistes. Il consiste à doter la zone euro d’un instrument pouvant venir en aide aux États en difficulté, mais à des conditions rigoureuses, à l’image de celles demandées par le Fonds monétaire international (FMI).

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Le mécanisme européen de stabilité (MES), le pare-feu de la zone euro, s’en rapproche mais n’en remplit pas tous les critères.

Le Portugal accueillera samedi la deuxième édition du sommet des pays de l’Europe du Sud réunissant la France, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, Chypre et Malte à Lisbonne, quatre mois après leur appel au soutien de la croissance au sein de l’UE lancé à Athènes.

« Partage du fardeau »

Parmi les sujets à l’agenda devraient figurer la relance de la croissance et le « partage du fardeau » en matière d’accueil des réfugiés, a indiqué la secrétaire d’État à l’Europe, Margarida Marques.

« Les règles existantes du pacte de stabilité ne sont pas suffisantes pour promouvoir la croissance en Europe », a-t-elle déclaré à l’AFP. Au contraire, « elles bloquent la croissance » en freinant notamment l’investissement public, a-t-elle ajouté.

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