Une nouvelle norme comptable augmente le PIB des États européens

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L'office statistique de l'Union européenne, Eurostat, va augmenter de 2,4 % le produit intérieur brut (PIB) lors du changement de la norme comptable en septembre.

La Commission européenne a annoncé le 16 janvier que toutes les données relatives au PIB, passées et futures, allaient être modifiées par l'adoption de nouvelles normes comptables. 

Le passage de l'ancien système européen des comptes (SEC) de 1995 à la version de 2010 s'inscrit dans le cadre d'une décision internationale appelée « système de comptabilité nationale 2008 ». Les États-Unis l'ont déjà mis en place en août dernier.

« L'impact moyen pondéré des changements méthodologiques sur le PIB engendrera une augmentation de 2,4 % du PIB, dont 1,9 % (environ 80 % de l'impact total) provient de la comptabilisation de la recherche et du développement », indique la Commission européenne dans un communiqué.

« Le reste de l'impact [engendré par le changement] méthodologique s'explique par différents facteurs, dont le principal est la comptabilisation des dépenses militaires qui représente 0,1 %. »

Selon le communiqué, le nouveau système a entraîné une hausse de 3,5 % du PIB entre 2010 et 2012 aux États-Unis, dont 2,5 % grâce à la capitalisation de la recherche et du développement.

Avec le système européen des comptes de 2010, la recherche et le développement seront calculés comme un investissement et non plus comme des dépenses courantes. Les dépenses dans les systèmes d'armes seront également considérées comme un investissement.

Ce changement aura une incidence sur le système d'imposition des retraites, les assurances et les produits exportés destinés à la transformation, peut-on lire dans le communiqué.

D'après un tableau présenté dans le document, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie enregistreraient une hausse entre 0 et 1 % du PIB, à la suite de ces changements.

La Finlande et la Suède devraient bénéficier des plus fortes montées : entre + 4  et + 5 %. Viennent ensuite l'Autriche, les Pays-Bas et le Royaume-Uni avec une hausse de 3 ou 4 %. L'Allemagne, la Belgique, la France et le Danemark devraient, quant à eux, enregistrer une augmentation de 2 ou 3 % du PIB.

« Le nombre de 2,4 % représente une estimation approximative de la hausse du niveau du PIB, qui affectera grosso modo toutes les années », a déclaré Louise Corselli d'Eurostat.

« En d'autres termes, toutes les données relatives au PIB des dernières années [et probablement celles des années à venir] augmenteront plus ou moins dans les mêmes proportions », a-t-elle ajouté.

« En fin de compte, cela signifie que les variations entre les années successives ne seront que très peu modifiées. Il est à noter que les 2,4 % ne font pas référence à la zone euro, mais à la moyenne pondérée des données disponibles des États membres a-t-elle conclu.

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