La Turquie adoptera des réformes même en cas de refus d’adhésion à l’UE [FR]

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Un plan de réforme turc visant à compléter les négociations d’adhésion à l’UE d’ici 2013 a été accueilli avec prudence par la Commission, des officiels turcs ayant déclaré que des réformes seraient menées même si l’adhésion du pays à l’UE était finalement refusée.

Le 17 avril 2007, le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül, a confirmé que des réformes seraient menées, indépendamment d’une adhésion finale à l’UE. Il a confié à Associated Press : « Si nous commençons à débattre maintenant, nous ne ferons que perdre du temps. L’important c’est de provoquer la transformation de la Turquie ».

La porte-parole de la Commission sur les questions d’élargissement, Krisztina Nagy, a déclaré que les feuilles de route étaient bien accueillies par la Commission européenne » tout en notant qu’il était trop tôt pour faire des commentaires sur leur contenu et qu’une telle démarche constituait « la base attendue de tout pays candidat ».

La demande de la Turquie sur la définition d’une date limite pour les négociations a également été rejetée, la porte-parole indiquant que « les dates d’adhésion ne peuvent pas être définies par avance, l’évolution des négociations d’adhésion dépendant de l’avancement des réformes sur le terrain ».

Les négociations d’ahésion avec la Turquie ont été partiellement suspendues fin 2006, tombées dans l’impasse sur la question chypriote, ce qui a entraîné le gel de 8 des 35 chapitres de négociations. Les discussions ont toutefois repris le 29 mars 2007 avec l’ouverture du second chapitre relatif à la politique des entreprises et la politique industrielle.

Le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül, a précisé que les réformes seraient menées dans tous les domaines, notamment ceux liés aux chapitres suspendus. Il a déclaré lors d’une conférence de presse : « Les dossiers problématiques sont essentiellement politiques. Nous ne pouvons pas nous y accrocher et rester dans l’impasse. Un jour, une fois fois ces problèmes politiques résolus, nous nous réunirons avec l’UE et ouvrir et clore ces chapitres nous prendra une demi-heure ».

Aucun chapitre ne peut être clos officiellement tant que la question chypriote n’est pas résolue.

Selon Ali Babacan, négociateur en chef de la Turquie pour les négociations d’adhésion à l’UE, la feuille de route devrait exposer environ 200 amendements législatifs et 400 règlements nécessaires à la mise en conformité avec les normes européennes d’ici 2013, mais sans fixer un calendrier d’adoption de la législation.

La Turquie tiendra des élections présidentielles en mai, ce qui devrait jouer un rôle important pour la suite des négociations d’adhésion, de récentes enquêtes indiquant une baisse du soutien populaire turc à la candidature d’adhésion à l’UE (lire EURACTIV Links Dossier).

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