Les ministres européens des affaires étrangères ont réaffirmé le destin européen de la Serbie après l’annonce de la mort en détention de l’ancien dirigeant serbe accusé de crimes de guerre, Slobodan Milosevic.
Le décès de Slobodan Milosevic a été annoncé ce week-end lors de la réunion des ministres européens des affaires étrangères à Salzbourg, en Autriche, afin d’évaluer le processus d’intégration des Balkans occidentaux.
Javier Solana, Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, a déclaré que le décès de Milosevic, bien qu’il s’agisse « d’un événement malheureux », ne doit pas éclipser « le fait que beaucoup d’hommes et de femmes ont souffert des conséquences de ses politiques ». Il a ensuite encouragé le peuple serbe à « accepter l’héritage de Milosevic » et à « se rapprocher de la famille des nations européennes à laquelle ils appartiennent ».
Cependant, les ministres européens des affaires étrangères ont rappelé à Belgrade qu’un « accord négocié sur le statut du Kosovo, acceptable pour les deux parties concernées », était essentiel eu égard aux ambitions européennes de la Serbie. Ils ont ajouté qu’ils attendaient également de la Serbie qu’elle « coopère pleinement avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ». La Serbie a jusqu’à avril 2006 pour livrer à La Haye l’ancien chef militaire Ratko Mladic.
Les ministres ont réaffirmé que l’adhésion à l’UE était « l’objectif ultime » des Balkans occidentaux. Cependant, sur l’insistance de pays comme la France, les ministres ont également ajouté qu’il fallait tenir compte de la « capacité d’absorption » du bloc avant l’adhésion de nouveaux pays. Ils ont rappelé qu’un débat sur la stratégie d’élargissement était prévu en 2006 après que les « non » français et néerlandais ont souligné les préoccupations des électeurs au sujet du dernier élargissement de l’UE à l’Est en 2004.
