Les ministres de l’Intérieur de l’Allemagne, de l’Autriche, de la République tchèque, de la Pologne, de la Slovaquie et de la Hongrie ont décidé de créer un groupe de travail commun pour lutter contre l’immigration clandestine dans la région, lors d’une réunion qui s’est tenue lundi (28 novembre) en Hongrie.
Le groupe de travail commun sera composé de responsables de la protection des frontières dans leurs pays respectifs. Les ministres ont également convenu de la nécessité de renforcer la protection des frontières extérieures de l’UE.
« Nous avons tous convenu aujourd’hui que les contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen ne sont pas désirables à long terme », a déclaré le ministre tchèque de l’Intérieur, Vít Rakušan, à l’issue de la réunion avec ses homologues.
En effet, en raison de l’augmentation des passages illégaux aux frontières intérieures d’Europe centrale, les pays ont décidé d’introduire des contrôles temporaires au cours des dernières semaines. Ces contrôles devraient durer jusqu’au début de l’année 2024.
« C’est pourquoi nous avons également appuyé la création d’un groupe d’experts commun chargé de proposer des mesures frontalières pour la prochaine période, sur la base d’une évaluation de la situation. Cela permettra de garantir une approche commune et coordonnée en Europe centrale », a ajouté M. Rakušan.
Les négociations sur la nouvelle politique de l’UE en matière d’immigration et d’asile sont toujours en cours. M. Rakušan appelle à une solution qui impliquerait tous les États membres de l’UE.
« Un contrôle cohérent et intensifié des frontières extérieures de l’UE et une politique de retour claire, voilà la direction que nous devrions prendre ensemble », a déclaré le ministre tchèque.
Il a ajouté qu’une approche globale de l’immigration est nécessaire, ce qui requiert un financement plus adéquat, des partenariats stratégiques mutuellement bénéfiques avec les pays d’origine et de transit, la prise en compte des causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés, ainsi que le renforcement de la protection des frontières et des capacités de gestion des pays de transit.


