La Commission présente sa stratégie en matière de biotechnologies

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Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission et responsable de la concurrence, a présenté l'initiative en matière de biotechnologie mercredi (le 20 mars). [European Union, 2024]

Dans un communiqué présenté mercredi (20 mars), la Commission européenne a annoncé une série de mesures pour stimuler la biotechnologie et la bioanalyse dans l’UE malgré les nombreux obstacles.

« Nous voulons faire de l’Europe un leader mondial des biotechnologies », a déclaré Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission et commissaire à la Concurrence, lors d’une conférence de presse sur les actions pour encourager le développement de la biotechnologie et de la bioanalyse.

Les biotechnologies revêtent une importance majeure pour divers domaines, notamment la santé, l’agroalimentaire et l’environnement. Concernant la santé, elles ont contribué au développement de médicaments révolutionnaires, tels que l’insuline et les vaccins à ARNm comme ceux contre la Covid-19.

Selon le communiqué, un écosystème biotechnologique européen florissant est « d’une importance stratégique pour l’efficacité des soins de santé et la résilience des systèmes de santé dans les périodes de tension telles que les urgences en matière de santé publique ».

Cependant, la Commission reconnait les nombreuses difficultés auxquelles font face les entreprises de biotechnologies : le peu de soutien à la recherche et au développement, la complexité administrative qui menace l’accès au financement, aux compétences et à la propriété intellectuelle, ainsi que les obstacles à la chaîne de valeur ou même l’approbation de l’opinion publique.

Pour résoudre ces problèmes, l’exécutif européen suggère une série d’actions, telles que favoriser la recherche et le développement en aidant les entreprises à optimiser l’utilisation de l’intelligence artificielle, encourager la demande sur le marché, diminuer le délai de commercialisation des innovations, et diriger davantage d’investissements vers le secteur des biotechnologies.

La Commission propose également la création, d’ici fin 2024, d’un centre biotechnologique européen pour lutter contre la complexité administrative.

Selon le texte, il s’agira d’un « outil opérationnel permettant aux entreprises biotechnologiques de s’orienter dans le cadre réglementaire et d’identifier les aides nécessaires pour passer à l’échelle supérieure ».

La Commission promet également d’examiner comment les diverses législations de l’UE pourraient être améliorées pour simplifier le processus d’introduction des produits sur le marché. Durant cet examen, l’exécutif évaluera aussi la pertinence de créer une législation européenne spécifique aux biotechnologies.

Claire Skentelbery, directrice générale d’EuropaBio, l’association européenne des industries biotechnologiques, a commenté cette initiative en demandant une action rapide.

« La future Commission doit allier une vision à long terme et des objectifs ambitieux à une action rapide et décisive pour éliminer les obstacles qui freinent la croissance. Dans un monde où le progrès industriel en biotechnologie s’accélère, il est essentiel que l’Europe suive la cadence » a-t-elle insisté.

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[Édité par Anna Martino]

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