Déception des ONG du secteur social à l’issue de la présidence néerlandaise

Les Néerlandais « n’ont pas réussi à ancrer des sujets tels que la
lutte contre la pauvreté, la non-discrimination et la
cohésion sociale dans un agenda clair en matière de droits de
l’homme », estiment les ONG.

La Plate-forme des ONG européennes du secteur social vient de
rendre un jugement extrêmement critique sur les réalisations de la
présidence néerlandaise en matière de politique sociale.
La Plate-forme affirme que la présidence néerlandaise a « davantage
oeuvré dans le sens d’une détérioration des politiques sociales
européennes, que dans celui fixé par son propre slogan ‘Une Europe
sociale : faisons la !' ».

La Commission entend élaborer un nouvel agenda social en 2005.
La principale ambition de la présidence néerlandaise en matière de
politique sociale était d’animer un dialogue entre les Etats
membres visant à jeter les bases de ce nouvel agenda. La conférence
 » Une Europe sociale : faisons la !« , le principal événement
organisé par la présidence sur les questions de politique sociale,
devait jouer un rôle clé dans la perspective de la définition de
cet agenda au cours des prochaines années.

Dans le bilan de ses six mois de présidence de l’Union, le
gouvernement néerlandais estime de son côté que « l’UE a [sous sa
direction] fixé les grandes lignes du nouvel agenda en se fixant
pour objectif d’aider les citoyens à trouver du travail et de
rendre les marchés du travail plus flexibles ». Le bilan de la
présidence néerlandaise revient également sur les accords conclus
« sur la Directive visant à établir une égalité de traitement entre
hommes et femmes en matière de contrats et de primes
d’assurances »  et « sur la Directive protégeant les employés
des effets néfastes des radiations ».

La présidence luxembourgeoise a indiqué qu’elle entendait
accorder une importance égale aux trois dimensions de l’agenda de
Lisbonne : compétitivité et croissance économique, cohésion sociale
et développement durable. La Plate-forme sociale a indiqué quelles
étaient ses attentes concernant la présidence luxembourgeoise, et
défini  » neuf tests » pour juger les réalisations de la nouvelle
présidence au regard des engagements pris.

Inscrivez-vous à notre newsletter

S'inscrire