Dernier plaidoyer pour le TTIP avant l’investiture de Trump

Les États-Unis et l’Union européenne ont livré mardi 17 janvier un dernier plaidoyer en faveur de l’accord de libre-échange transatlantique TTIP, actuellement dans les limbes, trois jours avant l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.

« Avec la volonté politique de privilégier les gains sur le long terme pour nos économies et notre relation au sens large, les États-Unis et l’UE pourraient parvenir (…) à un accord de haute qualité qui renforce le partenariat transatlantique », indique un communiqué commun de la Commission européenne et de la représentation américaine au Commerce extérieur (USTR).

Lancées en 2013 sous l’impulsion de Barack Obama, les négociations sur le TTIP visent à abolir les barrières douanières et règlementaires de part et d’autre de l’Atlantique, mais se sont heurtées à la réprobation croissante de la société civile et de certains pays européens, dont la France.

Son avenir est également fragilisé par l’arrivée de M. Trump, qui a plusieurs fois dénoncé les méfaits supposés des accords de libre-échange même s’il n’a jamais livré le fond de sa pensée sur le TTIP.

>> Lire : La mobilisation contre les accords transatlantiques reste vive

Dans leur communiqué, l’USTR et la Commission forment toutefois l’espoir que les négociations survivent à l’alternance aux États-Unis.

« La raison d’être économique et stratégique pour un accord entre les deux plus grandes économies industrialisées n’a fait que fait que grandir (depuis 2013, NDLR) », assurent-ils, listant par ailleurs les « progrès considérables » accomplis, selon eux, dans les discussions.

Les deux blocs affirment ainsi être parvenus à un accord pour éliminer 97 % des droits de douane et supprimer les « règles inutilement pesantes » pour les PME sans diminuer la protection des travailleurs ou de l’environnement, une des principales craintes des opposants au traité.

Responsable des négociations côté européen, la commissaire au Commerce Cecilia Malmström affirme, elle, « avoir hâte » d’engager des discussions avec la nouvelle administration américaine, selon un communiqué distinct.

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