La récession entrave les objectifs de l’UE dans les domaines de la croissance et de l’emploi [FR]

Cet article fait partie de l'édition spéciale European Business Summit.

Tout espoir de l’Europe de devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive d’ici à 2010 a été anéanti par la crise économique mondiale, toutes les économies européennes ayant été touchées sévèrement par la récession. C’est ce que révèle un rapport à paraître cette semaine (12 mars). 

L’European Growth and Jobs Monitor annuel montre que la Finlande est le pays le mieux placé pour résister à la crise du crédit. L’Irlande, quant à elle, a enregistré une chute sans précédent de 9 places. Elle se trouve désormais à la treizième place dans l’étude Allianz/Lisbon Council couvrant les quatorze principales économies européennes.  

Compte tenu du terrible déclin de la performance au cours des 12 derniers mois, l’UE à 15 ne pourra pas atteindre les objectifs de Lisbonne en 2009, ni probablement en 2010, le résultat global s’élevant à 0,84 alors qu’il était de 1,12 à la fin de 2007, selon une déclaration publiée en vue du lancement officiel du rapport. 

L’étude sur la compétitivité annuelle mesure la croissance économique, la croissance de la productivité, l’emploi, le capital humain, les investissements orientés vers l’avenir et les finances publiques durables. 

Le rapport indique que les chutes du taux de croissance et de la productivité du travail seront suivies par des détériorations des finances dans le domaine public et de l’emploi, mais que le capital humain européen continue à progresser. 

Même sans la crise économique mondiale, seuls six pays européens – la Finlande, la Grèce, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne et la Suède – auraient été en bonne voie pour atteindre les objectifs de Lisbonne d’ici à 2010. 

La stratégie de Lisbonne cherche à faire de l’Europe l’économie mondiale de la connaissance la plus compétitive et dynamique d’ici à l’année prochaine. 

Michael Heise, économiste en chef de Allianz SE et principal auteur de l’étude, a indiqué que parmi les points forts de l’Europe figurent son bon capital humain, sa technologie de pointe, un modèle social fort et une gouvernance relativement bonne. 

Aujourd’hui, les prix des produits de base sont bas, les faibles niveaux des politiques monétaires sont sans précédent et les relances économiques sont en cours d’élaboration, a relevé M. Heise. Il a ajouté que ces facteurs devraient s’associer cette année pour relancer la croissance, indiquant que cela le rend relativement optimiste par rapport au moyen et au long terme. 

Paul Hofheinz, président du Conseil de Lisbonne, a souligné que les emplois créés entre 2005 et 2008 ont permis d’amortir l’impact de la chute enregistrée ces derniers mois. Selon lui, la stratégie de Lisbonne a aidé l’Europe à se concentrer sur l’innovation et la croissance. Il est temps de proclamer que cette stratégie est une réussite, a-t-il déclaré.  

Le classement européen du Growth and Jobs Monitor : 

  •  Finlande 
  • Pologne 
  • Pays-Bas
  • Grèce
  • Suède 
  • Espagne
  • Royaume-Uni
  • Belgique
  • Allemagne
  • Autriche 
  • Dannemark 
  • France 
  • Irlande  
  • Italie

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