Les conclusions du Sommet de printemps révèlent des ambitions nationales différentes concernant l’objectif commun adopté lors du Conseil de Barcelone visant à accroître les investissements dans le domaine de la recherche de 3% du PIB d’ici 2010.
« Le Conseil européen rappelle l’objectif fixé à Barcelone, salue les progrès réalisés dans la fixation d’objectifs nationaux spécifiques et engage tous les Etats membres à promouvoir des politiques et des mesures visant à atteindre , d’ici 2010, l’objectifs général de 3% établi de longue date, en tenant compte de la diversité des situations de départ des Etats membres », peut-on lire dans les conclusions du Conseil de printemps des 23-24 mars 2006.
Cependant, les objectifs de dépenses en R&D fixés pour 2010 par les programmes nationaux de réforme des Etats membres, annexés aux conclusions du Conseil de printemps, révèlent des objectifs nationaux variés, souvent bien en deçà des 3% du PIB décidé lors du sommet de Barcelone de 2002. La Grèce (1,5%), le Portugal (1,8%), l’Espagne (2%) et l’Italie (2,5%) ainsi que l’Irlande (2,5% d’ici 2013) et le Royaume-Uni (2,5% d’ici 2014) ont clairement revu à la baisse leurs ambitions de Barcelone. L’Autriche, la Belgique, la Danemark, l’Allemagne, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas ont maintenu leur objectif de 3%, alors que la Suède et la Finlande, qui sont déjà au dessus de l’objectif de 3%, visent désormais un objectif de 4% d’ici 2010.
Les nouveaux Etats membres ont même abaissé leurs objectifs en pourcentage (0,75-3%), mais en termes d’augmentation absolue, leurs objectifs reviennent souvent à tripler leurs investissements actuels.
Selon le commissaire aux sciences et la recherche, Janez Potocnik, « l’objectif de 3% fixé à Barcelone ne doit pas étre considéré comme un objectif mais plus comme un indicateur servant à estimer si nous faisons les choses correctement ou pas. » Il a également répété que « la hausse des investissements en R&D n’est pas une garantie de succès mais si nous ne les augmentons pas, c’est un échec assuré ».
