Les dirigeants européens se fixent des objectifs en matière d’emploi et de formation des jeunes [FR]

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Le sommet de l’UE s’est largement cantonné à reconfirmer les objectifs de Lisbonne existants, mais n’a pas fixé de nouveaux objectifs en matière d’emploi des jeunes.


Le sommet a permis de parvenir à un accord sur les points suivants:
 

Chômage : dans un contexte de « concurrence étrangère intensifiée, un vieillissement de la population, des prix de l’énergie élevés et le besoin de garantir la sécurité énergétique, » il a été déclaré lors du sommet que l’UE « doit créer six millions de nouveaux emplois sur la pérriode 2005-2007, contribuant à faire baisser le chômage d’environ 1% en 2007 du pic de 9% à la fin de l’année 2004 ».

Le Conseil européen a insisté sur le fait que « les efforts doivent être accentués afin de réduire de 10% le nombre d’enfants qui quittent l’école et garantir qu’au moins 85% des personnes âgées de 22 ans aient achevé une formation secondaire. D’ici la fin de l’année 2007, chaque jeune ayant quitté l’école et étant sans emploi doit voir se proposer un emploi, un apprentissage, une formation supplémentaire ou d’autres mesures d’employabilité dans les six mois, et, d’ici 2010, dans les quatre mois ».

PME : Le Conseil européen a reconnu l’importance de créer « un environnement plus favorable aux entreprises, particulièrememt pour les PME », et a demandé un « envrionnement régulateur simple, transparent et facile à appliquer ».  

Entrepreunariat : « Les Etats membres doivent établir, d’ici 2007, un guichet unique, ou prendre des mesures ayant des effets équivalents, pour la création d’entreprise ». L’objectif est d’être capable de créer son entreprise « en une semaine, n’importe où dans l’UE, d’ici fin 2007 ».

Les Etats membres ont été invités à « renforcer leurs mesures respectives, notamment par l’enseignement et la formation au monde professionnel au niveau d’enseignement approprié. »

La directive services : Le récent vote du Parlement européen en première lecture a été accueilli favorablement. Le Conseil européen a pris « bonne note de l’intention de la Commission de de fonder en grande partie les propositions d’amendement sur le résultat de la première lecture du Parlement européen et [a exprimé] son espoir de voir les insitutions se montrer capables de conclure le processus législatif rapidement ».

Les rachats dans le secteur de l’énergie : Les tensions que connaissent français, espagnols et polonais pour protéger leurs entreprises rivales d’autres pays européens ont été remarquables pour leur impact sur l’humeur des activités secondaires du sommet sans qu’elles soient officiellement programmées.

Le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, a déclaré que la stratégie de Lisbonne est "désormais sur pied et en marche. L'attention se porte maintenant sur sa mise en oeuvre". 

Le Premier ministre britannique, Tony Blair, a affirmé : "Je crois qu'il serait en quelque sorte précipité de dire que les arguments en faveur du libéralisme économique se sont imposés partout. D'un autre côté, je ne pense pas qu'il y ait des interrogations quant à la marche à suivre. Un énorme débat relatif au patriotisme économique a lieu en ce moment, un débat sain que les partisans pour des marchés plus ouverts sont en train de gagner".

La chancelière allemenade, Angelika Merkel, a exprimé sa grande satisfaction en ce qui concerne le débat sur la directive services, qui constitue selon elle une "percée". Le récent vote des parlementaires européens était un "bon et sage compromis".  

Hans-Werner Müller, Secrétaire général de l'UEAPME, organisation des PME européennes, a déclaré : "nous apprécions les efforts réalisés par le Conseil européen, surtout ceux portant sur les questions relatives à l'évalutation des coûts administratifs, la réduction des coûts d'application et l'accélération des procédures. D'autre part, les décision adoptées aujourd'hui ne changeront pas grand chose pour l'entrepreneur unique, si elles ne sont pas converties en un ensemble de mesures concret pour la croissance et l'emploi en Europe".

Le sommet européen des 23 et 24 mars 2006 a été l'occasion de s'adonner à l'exercice annuel de Lisbonne visant à mesurer les progrès réalisés en vue de faire de l'Europe l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde.

Le sommet a constitué le premier examen du programme depuis que l'UE a décidé de recentrer l'Agenda de Lisbonne en 2005. Mais le Conseil européen a largement évité de se montrer trop sévère vis-àvis de la qualité très variée des différents programmes nationaux de réformes (PNR). 

Aucune dénonciation ou mise en cause n'a été faite. Les dirigeants européens ont frôlé la controverse lorsqu'a été relevé que le "point de vue de la Commission selon lequel certains PNR pourraient comprendre des objectifs et calendriers plus spécifiques et qu'ils pourraient également être plus détaillés en ce qui concerne la concurrence et la suppression des obstacles à l'accès au marché". 

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