Selon un nouveau rapport, l’amour est un facteur plus déterminant que l’emploi pour décider les Européens à s’expatrier.
L’objectif du projet de recherche Pioneur, qui est financé par le 5ème Programme-cadre de la Commission, consiste à examiner la ‘situation générale’ de l’immigration intérieure au sein de l’UE – ie. de souligner les motivations, les exemples et les conséquences de l’immigration et d’identifier les tendances pertinentes. Selon le rapport, « on sait très peu de choses sur les véritables raisons pour lesquelles les citoyens migrent en Europe. » Les chercheurs ont observé 5000 ressortissants étrangers résidant en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie et en Espagne.
Alors que la Commission a déclaré 2006 « Année européenne de la mobilité des travailleurs », des chiffres officiels révèlent que moins de 2% des citoyens européens vivent en fait en-dehors de leur Etat d’origine. Selon le rapport Pioneur, aujourd’hui, l’immigré européen typique est de classe moyenne, qualifié et bien-éduqué; il a une opinion positive sur l’UE et cherche un emploi non-manuel dans son pays de destination. Le rapport décrit par ailleurs la mobilité transfrontalière comme une « activité plus risquée » pour les femmes et les moins éduqués.
Concernant les motivations des immigrés, le principal facteur est « la famille/l’amour » (29,7%), « les opportunités de travail » (25,2%), « la qualité de vie » (24%) et « les études » (7%). En général, les chercheurs ont constaté que les expatriés européens ont « des dispositions favorables à l’égard de la politique et un intérêt politique prononcé » mais ont tendance à « voter moins que la population générale. »
En résumé, selon le rapport, « les expatriés européens contribuent à la légitimité de l’UE. »
