Rapport : les citoyens européens souhaitent encourager l’investissement dans la R&D [FR]

potocnik5_pic_com.jpg

Les scientifiques européens peuvent compter sur le soutien des citoyens par rapport à l’investissement durable dans la recherche et le développement, malgré les craintes que la crise économique actuelle ne conduise à des réductions budgétaires. C’est ce qu’a révélé une nouvelle enquête la semaine dernière.

Les Européens sont dans l’ensemble très positifs à l’égard de la science en tant que moyen d’améliorer l’environnement, leur propre santé ou leur quotidien, selon un sondage Eurobaromètre spécial conduit dans toute l’Europe au cours de l’été dernier, sur un échantillon de personnes âgées de 17 à 60 ans. 

Ces résultats sont particulièrement encourageants, a souligné le commissaire à la Science et à la recherche Janez Potocnik, soulignant qu’ils prouvent que la science est importante pour les citoyens et que l’objectif de la Commission européenne visant à mettre en place un espace européen de la recherche va dans la bonne direction.
Toutefois, les citoyens sont moins d’accord en ce qui concerne la recherche dans d’autres secteurs en lien avec la santé, tels que la manipulation génétique, les aliments génétiquement modifiés, ainsi que l’utilisation de la science à des fins destructrices, comme pour le développement d’armes nucléaires et chimiques. 

Interrogés au sujet de la qualité de la recherche dans leur pays, les citoyens se sont souvent plaints du fait que la recherche scientifique était faible et insuffisante. Ils ont cité comme principales raisons les faibles budgets accordés à la recherche, l’absence d’une vision politique et la mauvaise organisation de la recherche publique. Ils regrettent également le fait que l’intérêt général pour les carrières dans le secteur de la recherche en Europe soit faible.  

Les scientifiques ont souligné à plusieurs reprises le manque d’attractivité de la science pour les jeunes Européens, ce qui a déjà pour conséquence une fuite des cerveaux vers des environnements plus favorables à la science, aux Etats-Unis ou en Australie. 

L’impression que la recherche est faible dans leur pays est particulièrement forte dans les Etats membres d’Europe de l’Est et du Sud. Quant aux citoyens des trois plus grands Etats membres, à savoir la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ils se sont montrés plus confiants, selon l’enquête. 
La notion de politique européenne coordonnée en matière de recherche a par conséquent obtenu un soutien fort de la part des citoyens européens, qui ont toutefois admis qu’ils n’étaient pas très au fait des dernières initiatives de l’UE, notamment celle de l’Espace européen de la recherche (voir le LinkDossier d’EURACTIV). 

Les citoyens européens croient dans la science en tant qu’instrument permettrant le progrès et ils soutiennent une approche plus coopérative à l’égard de la science et de la politique technologique, a indiqué M. Potocnik. Selon lui, mettre en commun les cerveaux et les ressources est l’élément essentiel pour rendre l’UE compétitive au niveau international, soulignant que nous sommes plus intelligents à plusieurs que tout seul.

Subscribe to our newsletters

Subscribe