Après le FN, les Insoumis s’en prennent au drapeau européen

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Marotte de l’extrême-droite, l’opposition au drapeau européen fait de plus en plus d’émules du côté du parti de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Une nouvelle attaque contre le drapeau européen est venue des rang des Insoumis le mercredi 4 octobre.

Plusieurs élus du groupe La France Insoumise à l’Assemblée nationale, présidé par l’ancien eurodéputé Jean-Luc Mélenchon ont déposé un amendement visant à modifier le règlement de la chambre basse pour que le drapeau européen soit supprimé de l’hémicycle au profit du drapeau de l’ONU.

L’amendement prévoyait ainsi que « seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore et le drapeau de l’Organisation des Nations unies ». Défendue en commission des Lois le 4 octobre par le député Ugo Bernalicis, la demande de suppression du drapeau étoilé s’appuyait sur l’opposition des Insoumis à l’Union européenne « telle qu’elle fonctionne aujourd’hui ». L’amendement a été rejeté.

Polémique

Mais la polémique elle ne s’est pas arrêtée. Le président de l’Assemblée, François de Rugy (LREM) s’est étonnée de la requête des Insoumis. « Où ils sont allés chercher cette histoire », s’est-il interrogé.

Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Benjamin Griveaux, a également moqué le chef de file des Insoumis sur Twitter, lui rappelant la fonction d’eurodéputé qu’il a occupé pendant 8 ans.

L’attaque des élus de La France Insoumise contre ce symbole européen n’est pas la première du genre. En effet dès son entrée à l’Assemblée nationale, l’ancien candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon s’était agacé de la présence du drapeau européen au côté du drapeau tricolore.

La polémique régulière du drapeau européen à l’Assemblée nationale

Jean-Luc Mélenchon a critiqué la présence du drapeau européen dans l’hémicycle français ce mardi. Ce symbole de l’Europe est régulièrement contesté par les opposants à la construction européenne. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Lors de ses premiers pas à …

Pourtant, la rhétorique anti-drapeau européen avait été jusqu’ici davantage l’apanage de l’extrême droite. Régulièrement attaquée, la présence du drapeau européen sur le fronton de certains édifices publics avait notamment fait les frais du FN après les élections municipales de mars 2014, ou plusieurs élus avaient retiré  le drapeau des Maries remportées.

Pendant la campagne présidentielle, Marine Le Pen avait été jusqu’à réclamer le retrait du drapeau européen lors de son passage dans l’émission « Demain, Président » sur TF1. Le retrait du drapeau de tous les bâtiments officiels figurait d’ailleurs dans le programme électoral de la candidate frontiste.

Marine Le Pen s’en prend au drapeau européen

La candidate du FN a fait du drapeau européen un bouc émissaire symbolique au cours de sa campagne présidentielle. Aucune règle n’impose son usage dans les États membres.

La demande des Insoumis a d’ailleurs été applaudie par l’extrême-droite. L’ancien bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, a renchéri sur Twitter, affirmant « qu’il fallait bien sûr retirer de l’Assemblée nationale le torchon de l’oligarchie européiste ». Fâché avec le FN, l’eurodéputé vient de rejoindre le groupe Europe de la Liberté et de la Démocratie Directe , le groupe du parti britannique Ukip.

Le député FN Louis Aliot a donné  également donné « raison » aux Insoumis. « Nous sommes dans l’Assemblée nationale française, c’est normal qu’il n’y ait que le drapeau français », a-t-il déclaré sur LCI.

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