Budapest bloquera toute sanction de l’UE contre Varsovie

Viktor Orban et Jean-Claude Juncker, respectivement Premier ministre de la Hongrie et président de la Commission européenne.

La Commission a engagé la procédure de l’article 7 visant à priver la Pologne de son droit de vote au Conseil. Une sanction qui nécessite l’accord unanime des 27 et à laquelle s’oppose la Hongrie.

La Hongrie considère la Pologne comme une composante essentielle du groupe centre-européen au sein de l’Union européenne, et s’opposera à toute sanction visant à priver Varsovie de ses droits de vote au sein de l’UE, a prévenu vendredi le Premier ministre hongrois, Viktor Orban.

La Pologne, dans le collimateur de Bruxelles pour sa réforme de la justice, est injustement critiquée, a ajouté Orban en soulignant que Budapest ne souscrirait pas à toute tentative d’appliquer l’article 7 du traité sur l’Union européenne, relatif à un processus de sanctions.

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L’exécutif européen a activé l’article 7 du traité de Lisbonne contre la Pologne, suite à « un risque d’infraction grave à l’état de droit ».

La Commission européenne a activé mercredi l’article 7, en estimant qu’il existait un « risque clair d’une violation grave de l’Etat de droit en Pologne ».

« Nous devons dire clairement à l’UE qu’il est vain d’engager des procédures contre la Pologne, car cela n’aura aucune chance d’aboutir – parce que la Hongrie sera là et fera barrage, de manière insurmontable », a dit le Premier ministre hongrois.

L’article 7 requiert à un certain point l’unanimité (excepté le pays visé). Il dispose notamment que : « Le Conseil européen, statuant à l’unanimité sur proposition d’un tiers des États membres ou de la Commission et après approbation du Parlement européen, peut constater l’existence d’une violation grave et persistante par un État membre des valeurs visées à l’article 2, après avoir invité cet État membre à présenter toute observation en la matière. »

 

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