La médiatrice européenne veut le Conseil sur le registre de transparence

Emily O'Reilly [Laurent Dubrule/EPA]

La médiatrice européenne a demandé au président du Conseil européen, Donald Tusk, d’envisager de publier des informations sur les réunions organisées entre son cabinet et les groupes d’intérêt, dans le cadre de la stratégie européenne pour plus de transparence.

La médiatrice européenne, Emily O’Reilly, souhaite que le cabinet du Conseil européen publie des informations sur ses réunions et rencontres avec les lobbyistes enregistrés dans le Registre de transparence de l’UE.

Une volonté qui a pour but d’aligner le Conseil sur les standards européens et d’envoyer un signal fort alors que la Commission, le Parlement et le Conseil entament des négociations sur  la révision du registre de transparence.

Ce dernier est une base de données d’organisations – groupes de l’industrie, lobbyistes et ONG – qui essayent d’influencer le processus décisionnel des institutions européennes et la mise en œuvre des politiques. Jusqu’à présent, il se faisait sur une base volontaire, mais une nouvelle proposition cherche à rendre ce code de conduite obligatoire et à l’étendre au Conseil.

La médiatrice européenne remet en cause la transparence des groupes d'experts

La Commission européenne devrait publier les PV des quelques 830 groupes d’experts qui influencent son travail, selon le Médiateur européen.

Pour Emily O’Reilly, les citoyens européens « attendent du président Tusk et de son équipe qu’ils écoutent toutes les parties prenantes clés sur les principales thématiques européennes, que ce soit la migration, la sécurité ou l’énergie. »

« Qui plus est, ils attendent de plus en plus des institutions publiques et des responsables politiques un haut degré de transparence. La Commission Juncker et le Parlement européen ont fait des progrès significatifs dans ce domaine ces dernières années. Il serait bon que l’institution qui fixe le programme politique européen suive des règles sur les personnes qu’elle rencontre », a-t-elle commenté.

En dépit des bonnes intentions derrière cette stratégie, des organisations comme Transparency International s’interrogent sur l’efficacité réelle du registre de transparence, car les informations fournies par les lobbyistes sont souvent incorrectes ou insuffisantes.

Le lobbying pro-israélien et pro-glyphosate fait des remous au Parlement européen

Les eurodéputés ont récemment rejeté d’étranges amendements visant à renforcer le contrôle des ONG « qui agissent « contre les intérêts de l’UE ». Une enquête sur les origines de ces propositions mène à un groupe de pression pro-israélien et à un défenseur du glyphosate.

Le bureau du médiateur, fondé par le traité de Maastricht en 1995, peut ouvrir des enquêtes –généralement à partir de plaintes de citoyens ou d’organisations – sur des irrégularités administratives, des injustices, des discriminations, des abus de pouvoir, des refus de divulguer des informations.

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