Le Parlement européen décale l’élection de son président

Le Parlement européen. [EPA-EFE/PATRICK SEEGER]

L’élection du président du Parlement européen devait se tenir lors de la session inaugurale à Strasbourg, le 3 juillet. Mais l’indécision des chefs d’État et de gouvernement tétanise l’assemblée européenne.

La paralysie de Bruxelles est en passe de gagner Strasbourg. Alors que les chefs d’État et de gouvernement se retrouvent le 2 juillet à Bruxelles pour une troisième tentative de négociation sur les postes clés de l’UE – dont la présidence de la Commission –  les parlementaires européens rassemblés à Strasbourg semblent eux aussi gagnés par l’indécision.

Le Parlement européen, qui tient aujourd’hui sa première session depuis les élections de mai, doit choisir son président pour les deux ans et demi à venir. Le successeur de l’Italien Antonio Tajani (PPE) devait être initialement choisi le 2 juillet.

Mais le blocage autour des nominations pour les hauts postes de l’UE entre les chefs d’État et de gouvernement à Bruxelles a poussé le Parlement à repousser le choix de son chef de file à mercredi.

Le sursis vise à attendre la décision des chefs d’État et de gouvernement sur le futur chef de l’exécutif européen, dont la couleur politique sera décisive pour choisir le président du Parlement. Antonio Tajani a confirmé la tenue du scrutin à 9h le 3 juillet, et les différents groupes politiques ont jusqu’à 22h ce mardi pour faire connaitre leurs candidats.

Un agenda très serré alors que les discussions à Bruxelles s’annoncent épineuses. Les groupes politiques, dans l’attente de la fumée blanche au sommet des chefs d’État, jouent la montre. Du côté du PPE, aucune candidature n’a été confirmée. L’option d’une candidature de Manfred Weber à la présidence du Parlement si le parti n’obtient pas la présidence de la Commission fait partie des scénarios, mais le PPE n’est pas prêt à abandonner la présidence de la Commission.

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Du côté des socialistes, l’italien David Maria Sassoli pourrait être le candidat du groupe si la candidature de Frans Timmermans à la présidence de la Commission est écartée. Mais le dépôt d’une candidature pour le vote prévu demain demeure incertain.

Chez les Verts, la crainte de voir l’élection du président du Parlement repoussée à cause des pourparlers du sommet de Bruxelles a poussé le groupe à présenter une candidate. L’Allemande Ska Keller a déjà déposé sa candidature. Elle doit rencontrer le groupe de la GUE (gauche radicale) qui pourrait lui apporter son soutien.

« Nous insistons pour un vote cette semaine sur la présidence du Parlement.  Il faut que le Parlement affirme sa position. Pourquoi attendre les autres ? Ils ne peuvent pas décider pour nous.  Le Parlement est autonome, ce n’est pas au Conseil de choisir le président du Parlement », a affirmé Ska Keller lors d’un point presse au Parlement le 2 juillet.

« Pas question d’attendre. Je ne sais pas combien de temps les chefs d’État et de gouvernement vont continuer à discuter » a-t-elle poursuivi.

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