Jean-Claude Juncker chancelant au sommet de l’OTAN

Juncker 12 July 2018 [Pool/EPA/EFE]

Le président de la Commission européenne a eu besoin d’aide pour marcher avant le dîner de gala du sommet de l’OTAN. Une situation qui pose question quant à sa capacité à diriger l’Europe.

Le président de la République tchèque Milos Zeman et son homologue ukrainien Petro Poroshenko, sont venus soutenir Jean-Claude Juncker qui avait visiblement besoin d’aide pour marcher, jeudi 12 juillet. Les Premiers ministres macédonien et portugais, Zoran Zaev et Antonio Costa l’ont ensuite aidé à descendre quelques marches. Dans la nuit, Jean-Claude Juncker a également été vu en fauteuil roulant.

Par le passé, Jean-Claude Juncker a dit souffrir d’une sciatique, susceptible d’engourdir ou d’affaiblir ses jambes. A la suite de l’événement, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré que Jean-Claude Juncker « n’a pas de sérieux problèmes de santé à ma connaissance, mais il a un problème au dos depuis un certain temps », ce qui lui causerait parfois, selon le ministre, des vagues de douleurs. D’après Antonio Costa, le président de la Commission s’est plaint de douleurs au dos. Les porte-parole de la Commission ont refusé de commenter ce qu’ils considèrent comme des questions privées.

Jean-Claude Juncker n’a que 63 ans. Il a déclaré qu’il ne candidaterait pas pour un second mandat à la tête de la Commission. La question reste de savoir s’il pourra aller jusqu’au bout de son mandat actuel, qui doit prendre fin en automne 2019.

Le prochain voyage de Jean-Claude Juncker aura lieu le 25 juillet, pour se rendre à la Maison Blanche et tenter d’éviter une guerre commerciale cataclysmique avec les États-Unis. Hier, le président américain Donald Trump a menacé l’Union européenne de taxer les voitures européennes exportées aux États-Unis si l’Union ne pratique pas un commerce loyal.

Versatile, Trump clot le sommet en jugeant l'OTAN « beaucoup plus fort »

Le président américain Donald Trump a déclaré le 12 juillet qu’il était capable d’obtenir 33 à 40 milliards d’euros supplémentaires de la part de ses alliés, et qu’il était donc ravi que l’OTAN devienne « beaucoup beaucoup plus forte » en deux jours.

Lors de la réunion de midi de la Commission vendredi 13 juillet, les journalistes ont posé des questions sur l’état de santé du président Juncker, et surtout des questions sur le type de traitement qu’il prend.

Le porte-parole de la Commission Margaritis Schinas a assuré que M. Juncker « prend un traitement adéquat pour soigner sa sciatique ». Il n’a cependant pas précisé s’il s’agissait d’un traitement standard à base de paracétamol ou d’antidouleurs plus forts.

Plusieurs journalistes ont rappelé à M. Schinas dans leurs questions que la prise d’analgésiques puissants pouvait affecter le comportement du patient, voire même avoir des effets similaires à ceux de l’alcool. Ils ont émis des inquiétudes sur la capacité de M. Juncker d’assumer ses fonctions de président de la Commission jusqu’à la fin de son mandat.

« Je vous confirme que le président Juncker va bien et suit parfaitement son agenda », a ajouté Margaritis Schinas, avant de rappeler le programme chargé mais néanmoins inchangé de Jean-Claude Juncker. Dimanche soir, il s’envolera pour Pékin pour assister au sommet UE-Chine du lundi 16 juillet en compagnie de son homologue européen Donald Tusk. Il quittera ensuite la Chine pour le Japon avant de retourner en Europe en fin de semaine, où il est attendu à Madrid.

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