Pour le gouvernement français, la candidature de Weber « n’a pas lieu d’être »

Sibeth Ndiaye

La candidature du conservateur allemand Manfred Weber à la présidence de la Commission européenne « n’a pas lieu d’être », selon la porte-parole du gouvernement français, qui appelle Berlin « au compromis ».

Les négociations sur les postes-clés de l’UE, qui ont débuté mardi à la suite des élections européennes, ont mis en lumière de nouvelles divergences entre la chancelière allemande et Emmanuel Macron.

La France rejette la règle du « Spitzenkandidat » qui veut que la « tête de liste » du groupe arrivé en tête aux élections au Parlement européen prenne la présidence de la Commission. En l’occurrence Manfred Weber, tête de liste du Parti populaire européen (PPE) qui reste la première force à Strasbourg.

« Je crois que cette candidature n’a pas lieu d’être », a déclaré Sibeth Ndiaye sur France Inter.

Pour la porte-parole du gouvernement français, le principe du « Spitzenkandidat » – « des accords d’appareils entre partis politiques, voire même plutôt entre chefs d’État au niveau européen » – « ne reflète aucune dynamique démocratique ».

« Il n’est pas question de bras de fer » à ce sujet avec l’Allemagne, a-t-elle assuré.

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Contrairement à ce qu’il croit, il est peu probable que Manfred Weber devienne président de la prochaine Commission européenne. Un article du Der Tagesspiegel.

« Il y a un dialogue franc, chacun a des positions et puis ensuite on va rechercher des compromis », a-t-elle poursuivi en refusant de se prononcer sur un éventuel candidat.

Paris a avancé trois noms : la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, une libérale, le négociateur en chef pour le Brexit Michel Barnier (Les Républicains) et l’ancien diplomate néerlandais Frans Timmermans, un social-démocrate.

« À ce stade, nous n’avons pas de candidat », a insisté Sibeth Ndiaye. « Il y a de très beaux profils qui existent au niveau européen. »

« Nous avons des discussions avec tous nos partenaires – je le répète, avec tous nos partenaires – pour déterminer qui est le meilleur candidat, à quel poste », a-t-elle précisé.

Priée de dire si le pays d’origine de Margrethe Vestager – le Danemark, qui n’appartient pas à la zone euro – pourrait être un obstacle, la porte-parole a répondu : « L’Union européenne ne se résume pas à la zone euro. »

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