Ursula von der Leyen et Macron disent vouloir « régénérer l’Europe »

Emmanuel Macron et Ursula van der Leyen sur le perron de l'Elysée

La nouvelle présidente de la Commission européenne a choisi Paris pour sa première visite officielle. Une manière de remercier Emmanuel Macron, qui a porté sa candidature, et d’afficher un front commun avec le président français.

Le déjeuner de travail organisé le 23 juillet à l’Elysée entre Emmanuel Macron et la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen aura rempli sa mission : afficher l’unité entre la France et Bruxelles pour la relance de l’Europe.

La successeur de Jean-Claude Juncker, qui a été confirmée dans ses fonctions il y a à peine quelques jours par les députés européens, ne l’a pas caché. Elle est venue remercier le président français pour son soutien, a-t-elle expliquée lors d’une courte intervention sur le perron de l’Elysée.

« Mon premier déplacement est ici, en France à Paris, ensuite je me rendrai en Pologne et en Croatie » a-t-elle précisé. «Je voudrais vous remercier pour cet accueil chaleureux et pour votre soutien de ces derniers jours et semaines », a-t-elle précisé lors de sa courte allocution en français devant les journalistes français rassemblés pour l’occasion devant l’Elysée.

La ministre de la Défense allemande a fait figure de candidate surprise au poste de présidente de la Commission. Devant le blocage institutionnel dans lequel se trouvaient les chefs d’Etat et de gouvernement, l’Allemande a été la candidate du compromis proposée par Emmanuel Macron pour sortir les 28 de l’impasse.

Un soutien de la première heure sur lequel Paris compte bien s’appuyer pour faire avancer les projets de réforme de l’Europe, mais aussi pour obtenir un portefeuille de commissaire européen ambitieux. Celui du climat ou un portefeuille économique sont dans la ligne de mire de l’Elysée, selon plusieurs sources. La question du portefeuille sera d’ailleurs abordée lors du déjeuner de travail entre les deux dirigeants.

Programme commun

« Nous sommes tous les deux d’accord sur le fait que nous travaillons pour une Europe ambitieuse », a martelé Ursula von der Leyen. « Il est important que cette Europe prenne sa place dans ce monde […] Je vous sais à mes côtés et maintenant nous allons travailler ensemble », a-t-elle poursuivi.

Le président Emmanuel Macron a lui aussi fait montre de sa satisfaction et mentionné les chantiers auxquels l’Europe doit s’atteler. Climat, protection sociale, protection des frontières, Europe de la défense, «  sur tous ces sujets que vous avez soulevé pendant votre discours, la France se retrouve pleinement », a-t-il précisé.

Ursula von der Leyen élue de justesse présidente de la Commission européenne

Le Parlement européen a confirmé le 16 juillet la nomination d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne, lui donnant ainsi les rênes de l’exécutif pour cinq ans.

Autre sujet de satisfaction pour Emmanuel Macron, la nomination d’Ursula von der Leyen – couplée à celle de Christine Lagarde à la Banque centrale européenne (BCE) – a permis de faire respecter une des condition sine qua non énoncée par le président: le respect de la parité dans les hauts postes européens.

« Vous incarnez cette nouvelle Europe, 40 ans après la première femme présidente du Parlement européen, avoir une première femme présidente de la Commission européenne aujourd’hui c’est signe d’une Europe qui veut se régénérer », a-t-il affirmé.

La parité sera d’ailleurs une des nouvelles règles que compte imposer Ursula von der Leyen au sein du futur collège des commissaires. Mais pour l’instant, le compte n’y est pas :  seulement 5 candidates féminines sont actuellement déclarées pour des postes de commissaires, et nettement plus d’hommes. Ce qui est toujours plus qu’en 2014, lorsque Juncker s’était retrouvé avec 26 candidatures masculines sur 27.

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