L’Allemagne reprend la présidence d’une UE en crise. Décryptage

L’Allemagne prend la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne le 1er juillet pour une durée de six mois. Cette responsabilité lui échoit à un moment où l’UE est confrontée à des défis sans précédents et où les attentes à l’égard du leadership et des compétences diplomatiques de l’Allemagne sont plus fortes que jamais.

La chancelière Angela Merkel et ses ministres auront la tâche difficile de diriger les négociations des États membres sur la réponse européenne à la crise du coronavirus. Mais pas seulement : du « Green Deal » de la Commission européenne au Brexit, en passant par la question migratoire ou les relations avec la Chine et les États-Unis, les chantiers ne manquent pas pour la chancelière qui n’avait plus assuré la présidence tournante de l’UE depuis 2007.

Cependant, la tâche la plus ardue pour Berlin consistera à trouver un accord sur le cadre financier pluriannuel (CFP). L’Allemagne devra parvenir à un consensus avec les États membres qui ne souhaitent pas verser l’argent des contribuables aux pays de l’UE les plus touchés (les « quatre frugaux » soit l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède), et qui insistent sur l’instauration de contrôles et sur la mise en place d’un taux de remboursement le plus élevé possible.

 

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