La Serbie et les autres pays des Balkans occidentaux ont besoin d’une Allemagne plus forte, a déclaré le président serbe Aleksandar Vučić lors d’un débat au Forum économique mondial à Davos, où il a indiqué que la Serbie avait doublé son PIB au cours des dix dernières années.
Parmi les participants au débat sur la « nouvelle aube eurasienne » figuraient Odile Renaud-Basso, présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Mirek Dušek du Programme économique mondial, le Premier ministre géorgien Irakli Garibashvili, l’homme d’affaires turc Cenk Alper et le ministre de l’Économie du Kazakhstan Alibek Kuantirov.
M. Vučić, qui a commenté les relations entre l’UE et les Balkans occidentaux, a exprimé sa gratitude envers les contribuables européens pour le soutien que reçoit la Serbie et a souligné l’impact économique de la récession actuelle en Allemagne dans la région.
« Lorsque l’Allemagne tousse, nous attrapons une pneumonie », a-t-il plaisanté.
Commentant les gouvernements respectifs de MM. Garibashvili et Kuantirov, M. Vučić a félicité la Géorgie pour sa réussite économique et a loué les résultats économiques du Kazakhstan.
M. Vučić a également souligné la nécessité des investissements chinois pour le développement, rejetant les pressions de l’UE sur ce sujet et affirmant l’engagement de la Serbie envers les investissements chinois, constituant 30 % du total des investissements étrangers.
« Certains apaisent toujours les fonctionnaires de l’UE tout en se lamentant sur les difficultés financières. Ce n’est pas le cas de la Serbie », a ajouté M. Vučić.
M. Kuantirov a exprimé son accord avec M. Vučić, soulignant que les gouvernements devraient donner la priorité à leur économie et à leur peuple plutôt que de s’aligner sur des nations spécifiques.
M. Vučić a également mentionné les 3,5 % de croissance du PIB serbe prévu cette année et s’est dit confiant que la Serbie pourrait même dépasser ce chiffre.
Il a également souligné la croissance économique constante de la Serbie, attribuant 60 à 64 % des investissements directs étrangers à l’Europe et 32 à 33 % à l’Asie.
Le président serbe a également souligné le déplacement du pouvoir économique mondial vers l’Asie et a insisté sur l’importance des liens avec les pays asiatiques. Il a également salué la création de la Communauté politique européenne, qui permet des discussions entre les pays de l’UE et les pays non membres de l’UE.
En ce qui concerne les plans économiques de la Serbie, M. Vučić a également annoncé un plan majeur qui sera présenté samedi (20 janvier) et a demandé le soutien de la BERD, citant leur collaboration réussie par le passé.
Commentant l’impact des conflits mondiaux sur l’Europe, M. Vučić a prédit que la guerre en Ukraine, la guerre israélo-palestinienne et les récentes attaques des Houthis en mer Rouge augmenteraient les coûts d’exploitation des entreprises européennes et affecteraient la croissance économique globale.
Pour conclure, le président serbe a souligné la nécessité de connexions économiques, de transport, d’énergie et numériques avec d’autres pays pour assurer le développement futur de la Serbie.

