La gauche radicale espagnole demande à Pedro Sánchez de rompre les relations avec Israël

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Lors d’un débat parlementaire au cours duquel M. Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol/PSOE, S&D) a donné des détails sur le dernier Conseil européen de Bruxelles, Iñigo Errejón, porte-parole de Sumar au Congrès des députés, a demandé au Premier ministre de suspendre son engagement d’augmenter le budget militaire du pays. [Shutterstock/OSCAR GONZALEZ FUENTES]

Les deux principaux partis de la gauche radicale espagnole, Sumar, le partenaire junior du gouvernement du Premier ministre Pedro Sánchez, et Podemos, membre du précédent gouvernement progressiste de M. Sánchez, ont demandé au Premier ministre de couper les liens avec Israël et de revenir sur sa promesse d’augmenter le budget de la défense nationale à 2 % du PIB, conformément aux engagements de l’OTAN, d’ici 2029.

Lors d’un débat parlementaire au cours duquel M. Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol/PSOE, S&D) a donné des détails sur le dernier Conseil européen de Bruxelles, Iñigo Errejón, porte-parole de Sumar au Congrès des députés, a demandé au Premier ministre de suspendre son engagement d’augmenter le budget militaire du pays.

« La majorité de la classe ouvrière espagnole ne doit pas faire de sacrifices pour engraisser l’industrie militaire ou l’économie de guerre. En tout cas, ils ne nous y trouveront pas », a déclaré M. Errejón.

Le dernier projet de budget national pour 2024 prévoit une augmentation des dépenses de défense à 1,3 % du PIB, tandis que M. Sánchez s’est engagé à atteindre les 2 % du PIB demandés par l’OTAN d’ici 2029, conformément aux engagements non contraignants des membres.

Selon les prévisions les plus récentes du gouvernement, les dépenses de défense devraient dépasser 13,4 milliards d’euros cette année.

Peu après l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022, Podemos — qui s’est séparé de Sumar en décembre dernier en raison de divergences internes entre ses dirigeants — s’est prononcé contre l’envoi par l’Espagne de chars Leopard et d’autres équipements de défense à l’Ukraine.

La secrétaire générale de Podemos, Ione Belarra, en désaccord avec la dirigeante de Sumar et vice-première ministre Yolanda Díaz, a accusé mercredi (10 avril) M. Sánchez de s’aligner sur la droite et l’extrême droite européenne (PPE/CRE/ID) en s’engageant à augmenter les dépenses de défense et à participer à la « course aux armements ».

Espagne : la dirigeante de Podemos accuse Israël d'un « génocide » à Gaza

Israël mène un « génocide organisé » dans la bande de Gaza en privant des centaines de milliers de personnes d’eau et d’électricité et en exigeant leur évacuation sans aucune garantie de sécurité, a souligné Ione Belarra, dirigeante du parti de gauche espagnole Unidas Podemos.

« Le réarmement n’arrête pas la guerre, il l’alimente, c’est ce que l’histoire nous enseigne et nous ne devrions pas l’oublier lorsque nous entendons les chants des sirènes aux États-Unis et la course aux armements », a déclaré Mme Belarra au cours du débat parlementaire.

Rupture des relations diplomatiques avec Israël

Toutefois, en ce qui concerne l’initiative visant à reconnaître l’existence d’un État palestinien avant juillet prochain, Mme Belarra a exhorté M. Sánchez à en faire une réalité «dès demain ».

Elle a également demandé au chef du gouvernement de « suspendre l’achat et la vente d’armes à Israël » et de « suspendre les relations diplomatiques » avec Tel Aviv.

L’Union européenne « n’a pas consacré une seule minute à la paix ni à la diplomatie », a ajouté Mme Belarra.

M. Errejón, porte-parole de Sumar, a également demandé à M. Sánchez d’appeler l’Espagne à rompre ses relations commerciales avec Israël, à imposer un embargo total sur les armes, à «traduire les responsables [de la mort de civils à Gaza] devant la Cour pénale internationale » et à reconnaître d’urgence l’État palestinien, comme il l’avait promis dans son pacte de gouvernement avec Sumar.

Ce qui est valable pour l’Ukraine « doit être valable pour la Palestine », a déclaré M. Errejón.

En début de semaine, des sources du gouvernement espagnol ont confirmé que M. Sánchez entreprendrait un voyage pour rallier les alliés européens à l’initiative de Madrid visant à reconnaître l’État palestinien, avec des visites en Norvège, en Irlande, en Belgique et en Slovénie.

« Notre objectif est clair. Il s’agit de faire pression pour la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Pilar Alegría.

Reconnaissance de l’État palestinien : Pedro Sánchez veut rallier le soutien des pays européens

Le Premier ministre Pedro Sánchez entreprendra un voyage pour rallier des pays européens à l’initiative de Madrid pour la reconnaissance l’État palestinien. Il se rendra notamment en Norvège, en Irlande, en Belgique et en Slovénie, et rencontrera également son homologue portugais à Madrid.

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