Afin de résoudre le conflit qui oppose les deux pays depuis des décennies, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, mènera des entretiens bilatéraux et trilatéraux avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais mercredi et jeudi (28 et 29 février) à Berlin.
Les deux pays se disputent le statut de la région du Haut-Karabakh depuis le début des années 1990.
À la mi -2023, de nouvelles violences ont éclaté lorsque les forces armées azerbaïdjanaises ont lancé un assaut sur le territoire et l’ont repris, chassant la population arménienne encore présente de la région.
L’Allemagne mène actuellement une nouvelle tentative de réconciliation entre les deux anciens États soviétiques.
L’Allemagne et l’Europe sont « prêtes à faire tout leur possible » pour soutenir un accord de paix, a annoncé mardi (27 févroer) le ministère des Affaires étrangères.
Les discussions entre Mme Baerbock, le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan et son homologue azerbaïdjanais Jeyhun Bayramov devraient se dérouler à huis clos.
L’implication de Berlin remonte au mois de novembre, lorsque Mme Baerbock (Les Verts) s’est rendu dans les deux pays et a proposé de soutenir leurs pourparlers de paix.
Suite à l’offre de Mme Baerbock, le chancelier Olaf Scholz (SPD, S&D) a organisé une brève réunion trilatérale lors de la conférence sur la sécurité de Munich il y a deux semaines, à laquelle ont participé le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan.
Les deux parties ont convenu de « résoudre les différends existants (…) exclusivement par des moyens pacifiques et sans recours à la force », a déclaré par la suite un porte-parole du gouvernement allemand.
Un porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères a confirmé lundi (26 février) sur les médias sociaux que la réunion aurait lieu sur la base de « l’accord conclu lors des pourparlers trilatéraux de Munich ».
La situation au Haut-Karabagh reste compliquée.
Située entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, la région est internationalement reconnue comme faisant partie de ce dernier. Cependant, les Arméniens ont pris le contrôle du territoire, habité par une importante population arménienne, au cours de la première guerre du Karabagh, de 1992 à 1994.
L’Azerbaïdjan en a repris des parties en 2020 et s’en est finalement emparé entièrement trois ans plus tard, ce qui a incité les Arméniens résidents à fuir.
Bien que cela ait résolu de facto le différend territorial, les pays n’ont pas encore officiellement négocié un accord de paix formel.


