L’Espagne pourrait reconnaître l’existence d’un État palestinien avant juillet prochain, a déclaré mardi (2 avril) le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez.
Cette annonce intervient sous la pression de Sumar, un mouvement de gauche radicale membre de la coalition gouvernementale espagnole, qui pousse pour une reconnaissance de la Palestine avant même les élections européennes de juin.
C’est lors d’un voyage diplomatique au Moyen-Orient que M. Sánchez effectue en ce moment qu’il a présenté à des journalistes sa volonté de reconnaître l’existence d’un État palestinien, à l’instar d’autres pays européens comme la Bulgarie, la Hongrie ou la Pologne.
Pedro Sánchez a discuté de la question avec ses homologues irlandais, maltais et slovène fin mars et les quatre se sont engagés à reconnaître un futur État palestinien si une telle démarche « peut apporter une contribution positive et si les circonstances s’y prêtent ».
La volonté depuis plusieurs mois de la part de l’Espagne de reconnaître l’État palestinien a conduit à une rupture diplomatique amère avec Israël, qui n’a toujours pas été résolue.
Lors d’une visite officielle avec le Premier ministre belge Alexander de Croo à Gaza, en Israël et au poste-frontière de Rafah en Égypte en novembre, M. Sánchez avait déjà exprimé son souhait de reconnaître un État palestinien, suscitant de vives critiques de la part du leader du Parti populaire européen (PPE), Manfred Weber, et de l’opposition espagnole de droite.
La future reconnaissance de l’État palestinien fait partie de l’accord de gouvernement entre le parti de gauche de M. Sánchez, le PSOE, et Sumar.
L’objectif de Pedro Sánchez est que la reconnaissance de l’État palestinien par Madrid ne soit pas unilatérale, mais qu’un groupe de pays de l’UE se joigne à l’Espagne.


