L’extrême droite espagnole fustige Pedro Sánchez pour avoir critiqué l’offensive israélienne contre le Hamas

Au cours de cette visite, M. Abascal a transmis le soutien et la solidarité de l’Espagne au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et a défendu la nécessité urgente de mettre fin à l'existence du Hamas, qui, selon M. Abascal, est un groupe terroriste qui « incarne le mal absolu ». [EPA-EFE/Javier Lizon]

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez doit s’excuser auprès d’Israël pour avoir remis en question la réponse militaire de l’Etat hébreu suite à l’attaque du Hamas du 7 octobre, a déclaré mardi (5 novembre) le chef du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, lors d’une visite au kibboutz de Nir Oz.

« Le gouvernement ‘illégal’ [de M. Sánchez] doit s’excuser auprès des victimes et du peuple israélien pour avoir remis en question la réponse légitime d’un État démocratique face à des meurtriers qui tuent, torturent et décapitent des civils dans leurs maisons, violent et enlèvent des femmes, kidnappent des enfants et des personnes âgées, et utilisent leur propre population civile comme bouclier humain », a fustigé M. Abascal mardi.

Il n’a pas fait mention des plus de 16 000 Palestiniens tués dans le cadre de la contre-offensive, dont une large majorité de femmes et d’enfants.

Le chef du parti Vox, troisième force politique au sein du parlement espagnol, visitait le kibboutz de Nir Oz, où le Hamas a mené son attaque le 7 octobre.

Au cours de cette visite, M. Abascal a transmis le soutien et la solidarité de l’Espagne au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et a défendu la nécessité urgente de mettre fin à l’existence du Hamas, qui, selon M. Abascal, est un groupe terroriste qui « incarne le mal absolu ».

De nombreux observateurs s’inquiètent qu’une tentative d’éradication pure et simple du Hamas soit peine perdue, et engage Israël dans une guerre au long cours.

Néanmoins, la lutte d’Israël contre le Hamas est un « impératif moral », a souligné M. Abascal, exprimant son « soutien, son affection et sa compréhension » au gouvernement israélien à la suite du massacre perpétré par le Hamas, qui a fait 1 200 morts et causé l’enlèvement de plus de 240 Israéliens, dont plus d’une centaine est toujours détenus.

Il a également exprimé « la honte que la majorité des Espagnols a ressentie face aux déclarations de Pedro Sánchez et aux applaudissements qu’il a reçus du groupe terroriste Hamas », selon un communiqué de Vox.

M. Sánchez a dénoncé la mort de civils en Palestine et condamné les attaques du Hamas en Israël, mais une controverse a éclaté la semaine dernière à la suite d’une visite conjointe de M. Sánchez et du Premier ministre belge Alexander de Croo (Open VLD) à Gaza et au poste-frontière de Rafah en Égypte.

M. Sánchez a exprimé la volonté de Madrid de reconnaître unilatéralement l’« État palestinien » si l’UE ne le fait pas, tout en qualifiant d’inacceptable le nombre élevé de civils palestiniens tués lors de l’offensive israélienne, ce qui a déclenché un sérieux conflit diplomatique avec Tel-Aviv.

La délégation Vox, qui comprenait l’eurodéputé Hermann Tertsch, vice-président du groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE), a notamment rencontré le ministre israélien chargé de la lutte contre l’antisémitisme, Amichai Chikli, et le ministre de l’Agriculture, membre du cabinet de guerre israélien, Avi Dichter.

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