Les femmes toujours sous-représentées dans la prise de décision en Europe

Les femmes exerçant la fonction de cheffe d'État ou de Première ministre sont rares en Europe.

En Europe, le chemin est encore long pour parvenir à l’égalité entre hommes et femmes, et le monde politique n’est pas sans l’ignorer. Un article d’EuroEFE

La route est encore longue avant d’atteindre l’égalité entre homme et femme dans la prise de décision politique. L’Institut européen pour l’égalité entre hommes et femmes a élaboré une échelle de zéro (inégalité totale) à 100 (égalité parfaite).

Selon cette échelle, la représentation des femmes en politique s’élève à 48,5. Ce chiffre a été révélé par la directrice de l’institut, Virginja Langbakk, lors du séminaire « le pouvoir des femmes en politique », se tenant les 5 et 6 mars au Parlement européen en prévision de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars.

Si les femmes sont déjà particulièrement sous-représentées dans les postes de prise de décisions politiques, économiques et sociales, elles le sont d’autant plus dans les parlements nationaux des États membres et les postes de ministres, où elles représentent respectivement 30% et 30,5% des effectifs. Dans les États membres de l’UE, 14,3% de femmes exercent la fonction de Première ministre et 21,4% celle de cheffe d’État.

Plus que 2 siècles pour parvenir à l'égalité hommes-femmes…

La réduction des inégalités hommes-femmes au travail progresse lentement. Au rythme actuel, il faudrait 202 ans pour atteindre la parité économique, selon une étude du Forum économique mondial.

Virginja Langbakk a tenu à saluer le bon exemple du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, qui avait assuré que les femmes de son gouvernement auraient le rôle et le statut qu’elles méritent. « La participation des femmes dans le débat politique est essentielle », et la sous-représentation des femmes « est un immense potentiel gâché », a ajouté la directrice de l’Institut, plaidant en faveur d’une plus grande participation des femmes dans le monde politique.

Le vice-président du Parlement européen en charge de l’égalité des genres et de la diversité, Dimitrios Papadimoulis, a également souligné l’importance des femmes pour la société et la vie politique et a dénoncé certaines atteintes à la démocratie contre lesquelles le Parlement se bat. Celui-ci a notamment fait référence au harcèlement sexuel, à la discrimination salariale et à la violence, invitant pour ce dernier point tous les États membres à signer, ratifier et appliquer la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes.

La directrice de l’Institut européen pour l’égalité entre hommes et femmes a également rappelé que de nombreuses jeunes femmes étaient victimes de harcèlement via les réseaux sociaux.  Concernant l’inégalité salariale, celle-ci a également déclaré que l’égalité entre hommes et femmes occasionnerait de nombreuses retombées positives pour les femmes.

En Europe, le numérique demeure un monde d’homme

La commissaire européenne à l’economie et à la société numériques, Mariya Gabriel, a plaidé en faveur d’une réponse collective pour mettre fin aux disparités entre hommes et femmes dans le monde du numérique.

 

 

 

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