« Crimée », le film blockbuster à la gloire du sage Poutine

La Russie contrôle la Crimée depuis 2014.

« Crimée » s’apprête à sortir dans les salles russes et biélorusses : une version poutinienne de l’histoire qui a bénéficié d’un énorme budget et d’un joli coup de main de l’armée russe. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

C’est un film qui devrait faire un carton en Russie et probablement un bide ailleurs… si jamais il est un jour distribué. Crimée, qui sort le 28 septembre, raconte sur fond d’histoire d’amour comment l’annexion de la péninsule de Crimée par les troupes russes en 2014 a évité un bain de sang.

« C’est le genre de décision qui n’est prise qu’une fois par siècle », déclare la voix sourde sur la bande-annonce de Crimée. Et forcément, il n’y a qu’un Vladimir Poutine pour faire le bon choix : lancer en février 2014 la prise de contrôle par son armée de la Crimée, la péninsule de l’Ukraine à majorité russophone.

« Devant Dieu, nous devions sauver le peuple de Crimée. Si nous ne l’avions pas fait, il y aurait eu tant de morts », a expliqué le réalisateur Alexei Pimanov, au site internet russe TV Star. Crimée, c’est la vision poutinienne de cette crise qui vaut encore aujourd’hui à la Russie des sanctions occidentales.

 

Pour réaliser son film, Pimanov a bénéficié d’un budget conséquent et surtout d’un gros coup de main de son ami Sergei Chogu. Le tout-puissant ministre russe de la Défense a mis à disposition de vrais soldats, des chasseurs bombardiers, plusieurs bâtiments de la Marine dont un navire géant de débarquement.

Au vu de la bande-annonce, c’est du lourd, digne des meilleurs films de guerre américains. Mais le film évite la propagande bête et méchante de la grande époque soviétique. Plutôt qu’un récit purement militaire, Crimée déroule sur fond d’invasion (pardon, libération pour les Russes), une histoire d’amour a priori impossible entre une jeune Ukrainienne de Kiev engagée dans le mouvement proeuropéen et un Ukrainien prorusse de Sébastopol.

Et comme tout est bien qui finit bien, ce « film antiguerre », comme le décrit Primakov, prouve que les troupes russes ont bien fait de prendre le contrôle du territoire pour éviter un bain de sang. Et que Russes et Ukrainiens sont faits pour s’entendre… maintenant que la Crimée est revenue dans le giron de Moscou.

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