Accord UE-Chine. Le gouvernement français promet d’être « extrêmement ferme » sur le travail forcé

Paris avait défendu en janvier cet accord en y voyant un « levier inédit » ​pour obtenir de Pékin des avancées au sujet des droits de l’homme. [EPA-EFE/MOHAMMED BADRA]

Gabriel Attal a assuré jeudi (25 mars) que le gouvernement français serait « extrêmement ferme » ​sur le sujet du travail forcé, alors que des discussions sont en cours entre l’Union européenne et la Chine sur un accord commercial. Le tout sur fond de tensions diplomatiques entre l’UE et Pékin, accusée de persécuter les musulmans Ouïghours. Un article de notre partenaire Ouest-France.

La France sera « extrêmement ferme » ​sur le sujet du travail forcé dans le cadre des discussions en cours sur l’accord commercial UE-Chine, a assuré jeudi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal en pleine crise diplomatique sur la question des Ouïghours.

« C’est pour nous une opportunité aussi de faire valoir nos principes et nos valeurs et nous serons extrêmement clairs et fermes sur cette question du travail forcé dans le cadre de ces négociations​ »,a-t-il souligné sur France Inter.

Il a considéré que « ce qui se passe avec les Ouïghours est totalement inacceptable et même choquant, bouleversant : on parle de travail forcé, on parle d’internements forcés, on parle de mutilations, de situations terribles, et c’est absolument inacceptable ».

Sanctions et contre-sanctions

L’accord UE-Chine sur les investissements a été conclu le 30 décembre mais sa signature n’est pas attendue avant plusieurs mois. Il comporte des références aux conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), notamment sur le travail forcé.

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« Petite frappe », « hyène folle », « troll idéologique » : l’ambassade s’est déchaînée ces derniers jours contre Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, à qui elle reproche ses positions « antichinoises ».

Paris avait défendu en janvier cet accord en y voyant un « levier inédit » ​pour obtenir de Pékin des avancées au sujet des droits de l’Homme.

Condamnant la persécution des musulmans Ouïghours du Xinjiang, les Européens, les États-Unis et le Canada ont sanctionné lundi quatre dirigeants et une entité de la région chinoise, et les ambassadeurs chinois ont été convoqués dans plusieurs pays européens, dont la France et l’Allemagne.

Pékin, qui a dénoncé « l’intimidation » et l’hypocrisie ​des Européens, a immédiatement riposté avec des sanctions contre une dizaine de personnalités européennes, dont cinq élus du Parlement européen, toutes accusées « de propager des mensonges » en s’appuyant sur des études que la Chine estime biaisées.

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