Affluence de chefs d’Etats en France pour les cérémonies du Débarquement

Le président Hollande a notamment rencontré Elisabeth II, reine d'Angleterre © Elysée

La question de la crise ukrainienne vole la vedette à la reine Elisabeth II, en visite officielle tout comme Barack Obama et Vladimir Poutine.

Paris a été jeudi le théâtre d’un ballet diplomatique centré sur la crise ukrainienne, en tête des thèmes abordés par François Hollande et ses invités, Barack Obama et Vladimir Poutine, à la veille des commémorations du Débarquement allié de 1944.

Après le G7 de Bruxelles, qui n’exclut pas de nouvelles sanctions contre la Russie, la France veut favoriser la désescalade exigée par les Européens et obtenir, au minimum, une poignée de main entre les présidents russe et ukrainien.
 
Le délicat agenda imaginé par les chancelleries a évité tout croisement dans la capitale française entre Barack Obama et Vladimir Poutine, qui ont partagé chacun un repas avec François Hollande : dîner dans un restaurant étoilé proche de l’Arc de Triomphe pour le président américain, souper à l’Elysée ensuite pour le chef du Kremlin.
 
Au terme de ces deux rencontres, l’entourage du président français a insisté sur les efforts à consentir de part et d’autre pour « engager les conditions d’une désescalade ».
« L’investiture du président ukrainien, samedi, sera l’occasion de messages », a souligné un conseiller du président français après le souper à l’Elysée.
François Hollande a rencontré mercredi en Pologne Petro Porochenko, qui sera son « invité personnel » vendredi en Normandie.
 
Les cérémonies marquant le 70e anniversaire du Débarquement feront de la France le « centre du monde », selon les termes du chef de l’Etat.
La présence exceptionnelle de la plupart des dirigeants occidentaux transforme de facto ce rassemblement en sommet informel sur l’Ukraine, livrée au chaos depuis l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie en mars et l’éclatement de troubles séparatistes pro-russes dans l’Est.
 
Une rencontre Poutine-Porochenko en suspens
 
Vladimir Poutine s’est entretenu à Paris avec le Premier ministre britannique David Cameron, qui a dit lui avoir adressé « des messages fermes et très clairs » lui demandant de cesser de s’ingérer dans les affaires internes de l’Ukraine.
Il verra la chancelière allemande Angela Merkel en Normandie et n’a pas exclu de rencontrer son nouvel homologue ukrainien en marge des cérémonies du D-Day.
 
Les deux hommes se retrouveront à la même table pour un déjeuner au château de Bénouville, puis lors d’un spectacle prévu dans l’après-midi sur la plage de Ouistreham (Calvados).
Dans une interview diffusée mercredi sur Europe 1 et TF1, Vladimir Poutine a dit n’avoir aucune intention « d’ignorer quiconque » en France.
Le président ukrainien élu le 25 mai, dont l’investiture est prévue samedi, a lui aussi fait montre d’ouverture.
 
« Au point où nous en sommes, une rencontre entre Poutine et moi n’est pas envisagée, mais je n’exclus pas qu’elle ait lieu sous une forme ou sous une autre », a dit Petro Porochenko.
Dans l’entourage de François Hollande, on restait prudent sur les possibilités d’une telle rencontre. « Si on en parle, ça ne marchera pas », soulignait-on.
 
La question des Mistral énerve les Etats-Unis
 
Partisans d’une ligne dure à l’égard de Moscou, les Etats-Unis ont émis des réserves sur la vente par la France de navires porte-hélicoptères Mistral à la Russie, une requête à laquelle François Hollande a adressé une fin de non recevoir.

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.