Borissov déplore des cyberattaques terribles de la Russie en Bulgarie

[Georgi Gotev]

Le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, a révélé que son pays avait été la cible de « terribles » cyberattaques de la Russie avant sa présidence de l’UE.

Le Premier ministre bulgare a dressé un portrait alarmant du scénario d’un Brexit sans accord. Selon le dirigeant, les conséquences seraient catastrophiques pour les finances et l’économie de l’Europe., mais aussi pour sa sécurité.

« La prolifération, le terrorisme, le trafic d’êtres humains, le trafic d’objets anciens, la contrebande, les drogues, pour lutter contre tout cela, les services britanniques sont les meilleurs au monde », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse à Bruxelles. « J’ai donc promis à Theresa May que rien ne changerait en termes de coordination entre les services européens et britanniques. »

Pas de solution miracle pour se préparer à un Brexit dur

« Il n’y a aucun moyen de se préparer à un Brexit dur. C’est un scénario terrible. Ce serait comme la crise financière. » a-t-il insisté.

La Bulgarie vole au secours d’Orbán

Le gouvernement bulgare s’est positionné sans surprise contre l’éventuelle procédure de l’article 7 demandée par le Parlement européen à l’encontre de la Hongrie de Viktor Orbán.

Le Premier ministre bulgare a annoncé sa décision de soutenir Manfred Weber en tant que Spitzenkandidat du PPE lors du Congrès du parti les 7 et 8 novembre à Helsinki. Il a déclaré que Manfred Weber et « presque tout le monde au PPE » s’étaient excusés d’avoir réagi au meurtre de la journaliste Viktoria Marinova comme si elle avait été tuée à cause de son travail.

En réalité, l’enquête en cours semble confirmer que son meurtre était purement criminel et non lié à son travail.

Borissov dénonce les pressions de l’Europe suite à l’assassinat d’une journaliste

Le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, dénonce la « pression européenne » après l’assassinat de la journaliste Viktoria Marinova, qu’il assure de nature purement criminelle.

Le 17 octobre, Tsvetan Tsvetanov, numéro deux du parti GERB et ancien ministre de l’Intérieur, a annoncé que la Bulgarie allait certainement renvoyer les diplomates russes, car selon lui, les preuves de l’implication russe dans l’affaire de l’empoisonnement de l’ex-espion Sergueï Skripal, sont de plus en plus claires.

À ce jour, la Bulgarie est l’un des seuls États membres qui n’a pas expulsé ses diplomates russes à cause de cette affaire au Royaume-Uni.

Débrancher les machines

Boyko Borissov n’a pas fait référence à l’affaire Skripal mais a déclaré que les cyberattaques et d’autres actions dans le genre en Bulgarie avait été révélées, « avec l’aide de services alliés. »

« Souvenez-vous, lors du Conseil des ministres, et dans d’autres ministères, juste avant le début de la présidence bulgare de l’UE [première moitié de 2018], les cyberattaques ont été terribles. Je ne me souviens pas de la date, mais c’était un vendredi. J’ai carrément demandé à mon staff de débrancher les machines pour minimiser les dégâts. »

En réalité de telles cyberattaques n’ont jamais été publiquement dévoilées. La seule cyberattaque révélée par les responsables bulgares est celle du 25 octobre 2015 lors des élections locales, qui ont eu lieu en même temps qu’un référendum sur l’introduction du vote à distance.

À cette époque, les systèmes informatiques de quatre des plus importantes institutions de l’État avaient été ciblés.

L’ancien président bulgare, Rossen Plevneliev, a déclaré lors d’une interview samedi que ce référendum avait été la cible de la Russie car il aurait pu changer complètement le système politique bulgare.

Il a expliqué que le référendum, qui a été invalidé en raison du faible taux de participation, aurait pu donner la chance à deux millions d’électeurs bulgares vivant à l’étranger de manière permanente, de bouleverser les résultats lors des élections nationales.

Boyko Borissov a souligné que la fidélité de son pays envers l’alliance de l’ouest ne faisait aucun doute, et qu’il essayait aussi de développer une relation pragmatique et mutuellement bénéfique avec la Russie, mentionnant des secteurs comme « le gaz, le tourisme et le commerce. »

Il s’est abstenu de révéler si des diplomates russes seraient expulsés, en disant : « Tsvetan Tsvetanov a toujours été plus sévère dans ce genre de situations, mais les décisions seront prises par le gouvernement. La question [de l’expulsion des diplomates russes] n’est pas à l’ordre du jour, mais je le répète, nous restons attentifs à chaque signal sur ces dossiers. »

« Je n’ai jamais blâmé qui que ce soit avant d’avoir des preuves. Mais le fait est que des personnes surveillées par les services euro-atlantiques entrent en Bulgarie. »

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