Charles Michel défend la politique européenne auprès de Mike Pence

Charles Michel et Mike Pence. [White House]

Le Premier ministre belge a rencontré le vice-président américain, Mike Pence, le 19 février. Il lui a fait part de la volonté de son pays et d’autres États européens de lutter contre la fragmentation de l’UE, une intervention teintée de critiques contre Donald Trump.

Le vice-président américain, Mike Pence, est arrivé à Bruxelles dans la soirée du 19 février. Il s’agit de la deuxième étape de son tour d’Europe visant à apaiser les inquiétudes des dirigeants du Vieux continent. Le vice-président arrive en effet tout droit d’Allemagne, où il a assisté à la conférence de Munich sur la sécurité. Il rencontrera le président du Conseil européen, Donald Tusk, dans la matinée du 20 février.

Le Premier ministre belge, Charles Michel, et son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, se sont entretenus avec Mike Pence au château de Val Duchesse, à Bruxelles. Après leur dîner, Charles Michel a déclaré à la presse avoir eu une conversation « intense » et « constructive » avec le vice-président. En Europe, « nous défendons plus que jamais des valeurs fortes », telles que la liberté d’expression, la tolérance, les droits de l’Homme, s’est targué le Premier ministre belge. « Il n’est pas question de laisser l’Union européenne se fragmenter. Le message est bien passé », s’est félicité Charles Michel, qui a l’impression d’avoir été « entendu ».

Dans un contexte de désunion face aux dilemmes actuels de l’Europe (immigration, politique économique,…) et à l’avenir incertain de l’Union, Donald Trump tente d’exploiter ces différences afin de fragiliser l’influence de l’UE dans les affaires internationales. Il souhaite ainsi réaliser l’une des promesses phares de sa campagne : « make America great again ».

Les États-Unis, la Russie et la Chine cherchent à fragiliser l’Europe. En effet, « si l’Europe reste unie, elle deviendra à long terme la première puissance du monde », a déclaré l’écrivain et économiste français Jacques Attali, dans une récente interview avec Euractiv.

>> Lire : Attali : l’Europe est une première puissance mondiale qui s’ignore

Au cours du dîner de travail, la Maison-Blanche a précisé que les dirigeants s’entretenaient sur les mesures à prendre pour renforcer davantage le partenariat déjà solide entre les États-Unis et la Belgique. Les dirigeants se sont accordés sur la nécessité de créer de nouveaux emplois, de réduire les exigences réglementaires et de maintenir la sécurité aux frontières. Ils ont également échangé leur opinion sur des questions de politique internationale telles que l’Ukraine, la Turquie, la Libye, l’Iran et le conflit israélo-palestinien.

D’après une observation de la Maison-Blanche, le vice-président a souligné l’engagement « inébranlable » des États-Unis au sein de l’OTAN. À ce sujet, les deux hommes ont abordé la question de l’augmentation des contributions financières des membres de l’organisation afin qu’elle ait les moyens d’agir contre les menaces du XXIe siècle.

>> Lire : Trump sans concession envers l’UE et l’OTAN

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