Le président tchèque, rare soutien européen de Trump sur l’immigration

Miloš Zeman [yakub88/ Shutterstock]

Le président tchèque, a exprimé son soutien à la politique d’asile de Donald Trump, décriée partout dans le monde. Un article d’EURACTIV Allemagne.

Miloš Zeman, le chef de l’État tchèque avait déjà soutenu Donald Trump lors des élections au mois de novembre et a critiqué l’immigration en provenance des pays musulmans, qualifiant la crise migratoire actuelle d’« invasion organisée ».

Après l’interdiction controversée aux ressortissants de pays musulmans de voyager vers les États-Unis, Jiri Ovcacek, porte-parole du président tchèque, a exprimé son soutien à Donald Trump sur Twitter. « Trump protège son pays, il est inquiet de la sécurité de ses citoyens », a-t-il assuré, ajoutant que « la sécurité des citoyens tchèques est une priorité. Nous avons à présent des alliés aux États-Unis. »

>> Lire : Schulz démarre la course à la chancellerie en attaquant Trump

Le 27 janvier, Donald Trump a signé un décret réduisant drastiquement le nombre de réfugiés autorisés à entrer dans le pays. Une nouvelle liste de sept pays musulmans a été mise en place. Les citoyens de ces pays, l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen, ne seront plus autorisés à pénétrer aux États-Unis pendant 90 jours à dater de la signature du décret. En outre, aucun réfugié ne pourra entrer dans le pays dans les 120 jours à venir.

La plupart des dirigeants européens ont critiqué cette décision et dénoncé la volte-face brutale par rapport à l’administration Obama.

>> Lire : Premier test pour Trump après sa fermeture sélective des frontières

La chancelière allemande, Angela Merkel, a notamment dû expliquer au président américain ce qu’était la Convention de Genève, lors d’une conversation téléphonique que l’on imagine tendue.

Il a cependant fallu que son propre parti l’appelle à réagir pour que Theresa May dénonce la décision du nouveau président. La Première ministre britannique a alors publié une déclaration soulignant qu’il s’agissait « d’un choix à prendre par le gouvernement des États-Unis », mais que « nous ne sommes pas d’accord avec cette approche ». La Premier ministre britannique a néanmoins invité le président américain pour une visite d’Etat au Royaume-Uni qui suscite la controverse, ne serait-ce que parce que le pays n’a jamais invité de président des Etats-Unis lors de leur première année d’exercice, préférant patienter.

Contexte

Tout comme les autres pays du groupe de Visegrád, la République tchèque s’est opposée à la relocalisation obligatoire des migrants et a toujours tenté de contrer le projet, proposé par la Commission et qui n’est toujours pas appliqué dans de nombreux pays.