Les Géorgiens bientôt accueillis en UE sans visa

Les citoyens géorgiens pourront bientôt pénétrer dans l'espace Schengen sans visa pour une durée de 90 jours. [young shanahan/ Flickr]

Le Conseil européen a approuvé la proposition de la Commission de libéraliser le régime des visas pour la Géorgie. Un article d’Euractiv Allemagne.

Le 9 mars 2016, la Commission européenne publiait sa proposition sur la libéralisation du régime des visas après avoir conclu que la Géorgie répondait à tous les critères permettant à un pays d’être exempté d’obligation de visa.

Le Conseil s’est à son tour réuni le 27 février. Sa décision permettra bientôt aux citoyens géorgiens de pénétrer dans l’espace Schengen sans visa pour une durée de 90 jours. Si ceux-ci ne pourront pas entrer sans visa au Royaume-Uni ou en Irlande, ils seront en revanche libres de franchir les frontières de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Suisse. La mesure devrait entrer en vigueur 20 jours après la publication de la décision au Journal officiel de l’UE, prévue pour le fin du mois de mars.

Le commissaire à la migration et aux affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, qui se trouvait à Tbilisi au moment de l’annonce de la décision, a salué ce progrès. « La mesure adoptée aujourd’hui souligne les efforts considérables déployés par les autorités géorgiennes et le peuple géorgien pour mettre en œuvre des réformes d’envergure touchant le système judiciaire et l’État de droit. »

Une autre proposition de la Commission, également approuvée par le Conseil le 27 février, permettra de réformer le mécanisme de suspension des visas afin que l’UE puisse réagir plus rapidement en cas d’abus. Celui-ci avait été énoncé par l’exécutif en mai 2016 et permettait aux États membres de suspendre l’octroi de visas à des pays tiers en cas d’augmentation significative du nombre d’immigrants illégaux ou de menace à la sécurité intérieure d’un pays européen. La révision de cette proposition permettra à la Commission de déclencher elle-même le mécanisme, qui ne pouvait jusqu’alors être invoqué que par les États membres.

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