Le Premier ministre géorgien Bakhtadze se retire et met en garde contre les divisions politiques

Le Premier ministre géorgien, Mamuka Bakhtadze, a démissionné. [Armando Babani/EPA/EFE]

Le Premier ministre géorgien, Mamuka Bakhtadze, a annoncé sa démission lundi 2 septembre, après un peu plus d’un an à ce poste. Il a déclaré que le pays ne devait pas être déchiré par des divisions politiques qui pourraient faire le jeu de la Russie.

La démission de Mamuka Bakhtadze intervient alors que la popularité du parti au pouvoir, Rêve géorgien, s’est effondrée suite à la dispersion brutale d’une manifestation anti-kremlin à Tbilissi le 21 juin. Des élections législatives sont prévues en octobre 2021.

Mamuka Bakhtadze, âgé de 37 ans, ancien ministre des Finances devenu Premier ministre en juin dernier, a posté un long message sur Facebook pour annoncer sa démission et mettre en garde contre des divisions qui nuiraient au pays.

« Nous devons toujours garder à l’esprit que le seul gagnant d’une polarisation de la société géorgienne sera un pays occupant », a-t-il écrit.

La Géorgie a mené et perdu une courte guerre contre la Russie en 2008, ce qui a conduit les pays à mettre un terme à leurs liens diplomatiques. La Russie a ensuite reconnu l’indépendance de deux régions géorgiennes sécessionnistes où elle a maintenant des troupes en garnison.

Les liens avec la Russie constituent donc une question qui divise politiquement. Un rassemblement a eu lieu devant le parlement cet été, lorsqu’un législateur russe en visite s’est adressé à la Chambre depuis le fauteuil du président. La manifestation s’est conclue par de violents affrontements avec la police.

L’opposition, qui estime que l’actuel gouvernement pro-occidental est trop doux avec Moscou, a déclaré que la police avait fait un usage excessif de la force. Le gouvernement a déclaré que la police avait eu raison de recourir à la force alors que les manifestants tentaient de prendre d’assaut le parlement.

L’avertissement de Mamuka Bakhtadze semble aussi concerner les divisions sur des questions de politique intérieure, telles que la liberté des médias et la gestion économique.

Le Premier ministre a déclaré qu’il se retirait parce qu’il avait accompli ce qu’il s’était engagé à faire dans le cadre de son travail.

« Un cadre de développement stratégique a été créé et mis en œuvre, et j’ai donc décidé de démissionner parce que je pense avoir rempli ma mission à ce stade », a-t-il déclaré.

Le parti au pouvoir doit nommer un nouveau Premier ministre mardi.

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