Huit chefs d’État de gauche à Paris pour discuter d’Europe

Helle Thorning-Schmidt, premier ministre du Danemark, participe à la réunion des 8 leaders européens de gauche

Le président Hollande réunit samedi 21 juin à l’Elysée un aréopage de chefs d’État de sensibilité de gauche. La nomination de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission et la feuille de route de l’exécutif européen seront à l’ordre du jour.

A la veille d’un conseil européen, le 26 et 27 juin, qui doit examiner l’épineuse question de la présidence de la Commission européenne, la France a lancé une offensive diplomatique en invitant 7 chefs d’Etats sur les 28 concernés samedi 21 juin à Paris.

Cette réunion informelle réunira  Werner Faymann chancelier autrichien, Elio Di Rupo, premier ministre belge, Helle Thorning-Schmidt, premier ministre du Danemark, Matteo Renzi, président du Conseil des ministres italien,  Victor Viorel Ponta, Premier ministre de Roumanie,  Robert Fico, Premier ministre de Slovaquie et  Bohuslav Sobotka, Premier ministre de la République tchèque.

Deux Allemands directement concernés par le sujet participeront aussi à la réunion. D’une part  Sigmar Gabriel, ministre de l’Économie et de l’Énergie et Martin Schulz, le président sortant du Parlement européen. Les dirigeants doivent se concerter sur la « feuille de route » de la prochaine Commission : quelles priorités donner à l’exécutif européen des 5 prochaines années.

Des chefs d’État minoritaires mais unis

 S’ils sont minoritaires en nombre, et qu’il leur manque de grands États comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni, les chefs d’État de sensibilité de gauche ont l’avantage de ne pas connaitre de divisions majeures. Le premier ministre britannique David Cameron joue  actuellement un bras de fer avec l’Allemagne, en refusant la nomination de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission.

>>Lire aussi : La stratégie de Cameron contre Juncker pour rafler des postes à la Commission

Le candidat à la présidence de la Commission européenne, Martin Schulz, n’a pas totalement abandonné l’idée de former une majorité de gauche. En se présentant le 18 juin devant le groupe social démocrate du Parlement européen, l’homme politique n’a pas hésité à affirmer que son but restait d’obtenir la présidence de la Commission européenne, ou une vice-présidence. Ou, en dernier ressort, celle du Parlement européen. Un discours qui a quelque peu surpris les eurodéputés, qui l’ont néanmoins élu à la tête de leur groupe-en l’absence d’autre candidat.

Questions autour de la gauche européenne

Pressés par l’imminence du conseil européen, les chefs d’État auront été plus rapides que les chefs de parti. L’aile gauche du Parti socialiste français appelle à une réunion des partis de gauche européens, ce que le bureau national du Parti socialiste a formulé la semaine dernière, sans qu’un projet concret de réunion n’émerge jusqu’alors.

Le projet d’un éventuel congrès extraordinaire du Parti socialiste européen n’est pas non plus à l’ordre du jour. Au sein de la délégation socialiste au Parlement européen, le désir de remettre la barre à gauche semble solide, même si les moyens d’y parvenir ne font pas encore l’objet d’un consensus.

 

 

26-27 juin : Conseil européen

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