L’UE, priorité du Kosovo

En visite à Paris, la ministre des Affaires étrangères du Kosovo, Vlora Citaku s’est montrée optimiste sur le futur européen de son pays. Même si le Kosovo n’est pas encore reconnue par tous les États de l’UE.

« Notre priorité nationale est l’intégration européenne », a martelé la ministre des Affaires étrangères du Kosovo, Vlora Citaku, lors d’une conférence de presse à Paris, jeudi 10 février. Indépendant depuis février 2008, le Kosovo est considéré comme un candidat potentiel à une entrée dans l’UE.

« L’adhésion est très importante pour notre cohésion et notre dynamisme interne et social. S’il y a un consensus qui existe entre tous les Kosovars, c’est l’idée d’une intégration européenne », a-t-elle ajouté.

Reconnaissance européenne

Cependant, le chemin jusqu’à l’adhésion de son pays est encore long. L’Espagne, la Grèce, la Roumanie, la Slovaquie et Chypre n’ont toujours reconnu la République du Kosovo.

« Nous avons des relations très correctes avec tous les pays de l’UE, même ceux qui ne nous ont pas reconnu officiellement. Ils reconnaissent nos passeports et documents officiels, nous échangeons des étudiants, et faisons du commerce. Ces pays ont clairement montré, malgré la non-reconnaissance, qu’ils soutiennent un futur européen pour le Kosovo », a pourtant assuré la ministre.

L’entrée de Pristina dans l’UE dépend aussi de l’amélioration de ses relations avec la Serbie, dont le pays est une ancienne province. « Nous voulons tous les deux être membres de l’UE. Le Kosovo soutient fortement un futur européen pour la Serbie et nous espérons que l’inverse sera vrai. Nous souhaitons qu’elle soit bientôt candidate officielle puis membre de l’UE », a précisé Mme Citaku.

Pour adhérer à l’Union, la Serbie devra reconnaître l’existence du Kosovo en tant que pays. « L’UE a le pouvoir de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils engagent des discussions », a indiqué la ministre.

Problème de visa

Mme Citaku a également rappelé que son pays était le seul des Balkans occidentaux à ne pas bénéficier d’un régime d’exemption de visas pour faciliter la circulation de ses ressortissants au sein de l’UE. « Il y a trente ans, les parents pouvaient voyager sans visa et leurs enfants en ont besoin, c’est paradoxal », a conclut Mme Citaku. Les discussions entre Bruxelles et Pristina sur ce sujet sont en cours. 

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