L’UE se prépare à interdire les importations de gaz provenant d’Iran

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L’Union européenne est sur le point d’interdire les importations de gaz iranien en Europe afin d’augmenter la pression sur la République iranienne quant à son programme nucléaire.

 

Les diplomates des États membres de l'UE ont commencé à préparer une série de sanctions contre l'Iran en vue de les adopter officiellement lors de la réunion des ministres des affaires étrangères le 15 octobre prochain à Luxembourg.

 

« Il y a un accord sur le gaz », a annoncé l'un des diplomates sous le couvert de l'anonymat. « Les grands États sont d'accord : l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne », a affirmé un autre diplomate.

 

Ces nouvelles sanctions devraient aussi porter sur les finances et l'énergie, ont expliqué trois diplomates européens jeudi (4 octobre).

 

Les gouvernements européens et les États-Unis cherchent en effet de nouveaux moyens de mettre Téhéran sous pression pour que le pays mette un terme à ses activités nucléaires, dans la mesure où la voie diplomatique semble ne pas fonctionner. Téhéran martèle que ses activités n'ont aucune fin militaire.

 

Les tensions ne font cependant que s'intensifier et Israël menace de frapper les installations iraniennes d'enrichissement d'uranium.

 

Les États-Unis interdisent aux entreprises américaines d'investir dans le pétrole et le gaz iranien et de commercer avec l'Iran depuis 1995.

 

L'Union européenne s'est montrée plus lente pour imposer des interdictions portant sur le secteur énergétique. Elle a imposé un embargo sur le pétrole iranien cette année, après avoir interdit la création d'entreprises commune avec des sociétés iraniennes opérant dans le secteur pétrolier et gazier en 2010.

 

Les sanctions actuelles couvrent les investissements dans le gaz iranien, mais n'interdisent pas les importations à proprement parler. Ces importations sont insignifiantes en termes de volumes, mais demeurent symboliques.

 

Des sources de l'UE ont affirmé que le pétrole iranien arrivait en Europe via la Turquie qui le mélangeait à du gaz azéri avant de le réexpédier.

 

Elles ont expliqué que cette nouvelle mesure pourrait ne pas plaire à la Turquie, qui a un rôle pivot à jouer lorsqu'il s'agit de garantir la diversification de l'approvisionnement en gaz par rapport à la Russie, mais que c'était un risque qui valait la peine d'être pris.

 

La Turquie contrôle un immense segment du nouvel itinéraire d'exportation prévu pour l'acheminement du gaz azéri, qui serait relié à l'un des deux gazoducs en compétition pour le reste du chemin jusqu'à l'UE.

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