La Moldave Maia Sandu fait grincer Moscou

Selon le décompte définitif des suffrages du premier tour de l'élection présidentielle en Moldavie, Maia Sandu s’est imposée d’une courte tête (35,77 % des voix) face à son rival socialiste Igor Dodon (32,87 %). [EPA-EFE/DUMITRU DORU]

C’est finalement Maia Sandu qui a remporté le premier tour de l’élection présidentielle qui a eu lieu le 1er novembre en Moldavie. Elle a créé la surprise en devançant le président sortant Igor Dodon, grand ami de la Russie… Un article de notre partenaire Ouest-France.

Pas sûr que la Russie apprécie ce qui se trame en Moldavie, ex-République soviétique. Dimanche 1er novembre au soir, la candidate de centre-droit Maia Sandu, européenne convaincue, a créé la surprise au premier tour de la présidentielle dans ce petit État de moins de 4 millions d’habitants. Elle s’est imposée d’une courte tête (35,77 % des suffrages) face à son rival socialiste Igor Dodon (32,87 %).

Le Président sortant, âgé de 45 ans, a comme de coutume fait campagne pour la stabilité des relations avec Moscou. Pas question, notamment, de renoncer à l’apprentissage obligatoire du russe à l’école, même si le pays est majoritairement… roumanophone.

À l’inverse, son adversaire Maia Sandu, 48 ans, ancienne économiste auprès de la Banque mondiale, a misé sur le « destin européen » du pays : elle fait de l’intégration à l’UE son cheval de bataille. Progressiste… Et célibataire de surcroît, dans un pays fortement religieux. Mais elle a bénéficié du soutien massif de la diaspora (70 % de votes en sa faveur). Plus d’un million de Moldaves vivent hors du pays et bien qu’une partie ait choisi la Russie, la majorité demeure désormais dans un État de l’UE.

Coincé entre la Roumanie et l’Ukraine, tiraillé entre la sphère russe et l’UE, le petit État peine à trouver sa voie depuis sa sortie de l’URSS au début des années 1990. Battue par Igor Dodon en 2016, au second tour, Maia Sandu n’est pas le premier candidat à évoquer un rapprochement avec l’UE. Mais cette fois, les électeurs semblent lassés des scandales politico-économiques à répétition. Comme le fameux « milliard moldave » qui s’est volatilisé des banques du pays en 2015…

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