La mort d’une femme enceinte suscite de nouvelles protestations contre la loi sur l’avortement en Pologne

L’avortement est actuellement légal en Pologne dans deux cas : lorsque la grossesse constitue une menace pour la vie ou la santé de la femme ou lorsque la grossesse est le résultat d’un acte illégal. [KieferPix]/Shutterstock]

Des manifestations ont eu lieu dans tout le pays lundi (1 novembre), jour de Toussaint, à la suite du décès d’une femme de 30 ans, morte dans un hôpital de Pszczyna alors qu’elle était enceinte de 22 semaines. Les médecins avaient reçu l’ordre de ne pas retirer le fœtus tant que le cœur du bébé battait, mais la femme est morte d’un choc septique.

L’hôpital départemental de Pszczyna a publié mardi (2 novembre) sa position sur cette affaire.

On peut y lire que « l’ensemble de la procédure médicale est soumise à l’évaluation du procureur et qu’aucune sentence ne peut être prononcée pour le moment ». L’hôpital a ajouté que « toutes les décisions médicales ont été prises conformément aux lois polonaises applicables et aux normes de pratique ».

« Pas un de plus », « son cœur battait encore aussi » pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants lundi (1 novembre). Les manifestants ont également allumé des bougies devant le Tribunal constitutionnel polonais.

En octobre 2020, le Tribunal constitutionnel a rendu un jugement interdisant l’avortement en Pologne. Le jugement a déclaré que l’interruption de grossesse en raison de malformations fœtales irréversibles et fatales est inconstitutionnelle.

L’avortement est actuellement légal en Pologne dans deux cas : lorsque la grossesse constitue une menace pour la vie ou la santé de la femme ou lorsque la grossesse est le résultat d’un acte illégal. Malgré des protestations massives, le jugement est entré en vigueur après sa publication en janvier 2021.

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