La Première ministre finlandaise sous le coup d’une enquête pour son allocation mensuelle petit-déjeuner

La première ministre finlandaise, Sanna Marin, arrive à un sommet spécial de l'UE à Bruxelles, en Belgique, le 24 mai 2021. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

Depuis plus d’une semaine, le débat politique et les gros titres de la presse finlandaise sont dominés par l’indemnité de petit-déjeuner versée à la Première ministre Sanna Marin et à sa famille, qui s’élèverait à 850 euros par mois. La police et l’administration fiscale ont donc lancé leurs enquêtes respectives.

Le « breakfast gate » a été lancé par le tabloïd Iltalehti le 25 mai, qui a rapporté que la Première ministre et sa famille recevaient des petits déjeuners d’une valeur de 300 euros payés par les caisses de l’État. À la suite de ces révélations, Mme Marin a déclaré qu’elle n’avait fait que suivre les dispositions prises avant son entrée en fonction.

Le même tabloïd a ensuite révélé que l’allocation mensuelle de petit-déjeuner du Premier ministre s’élevait en réalité à 850 €, puisqu’elle comprenait non seulement le petit-déjeuner mais aussi les repas froids.

Le bureau de la Première ministre a ensuite confirmé que les allocations de nourriture s’élevaient à un total de 14 363 euros depuis que Mme Marin et sa famille habitaient la résidence.

Bien que le cabinet ait défendu cette allocation en la qualifiant de pratique courante, en vigueur sous le règne des anciens Premiers ministres, l’épouse de l’ancien Premier ministre Paavo Lipponen, Päivi Lipponen, a déclaré que, lorsqu’elle vivait dans la résidence du Premier ministre, elle ne se contentait pas de payer les denrées alimentaires de la famille, mais qu’elle faisait également le ménage, la cuisine et la lessive — « toute seule » — et payait même le loyer.

L’administration fiscale a ouvert une enquête pour déterminer si ces indemnités sont exonérées d’impôt, tandis que la police a lancé sa propre enquête pour déterminer s’il y a eu des irrégularités dans les dépenses. Les résultats sont attendus prochainement.

La Première ministre a annoncé mardi (1 juin) qu’elle cesserait d’utiliser ces indemnités même si elles s’avéraient légales.

Le parti nationaliste finlandais renonce au "Fixit"

Lorsqu’il s’est présenté à la direction du parti en 2017, Jussi Halla-aho a déclaré qu’il chercherait activement à sortir la Finlande de l’UE, également connue sous le nom de « Fixit », ainsi que de la monnaie commune.

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