La République tchèque demande à l’Allemagne, la Pologne et la Suisse de prendre des patients COVID-19

Les autorités allemandes ont déjà confirmé qu'elles disposent de capacités, même pour les citoyens tchèques.  [Unsplash/Adhy Savala]

Le gouvernement tchèque, après une forte pression des autorités régionales, a finalement décidé de demander l’aide de l’Allemagne, de la Pologne et de la Suisse car ses hôpitaux sont actuellement à court de capacités, notamment dans les régions frontalières avec l’Allemagne et la Pologne.

Jusqu’à présent, le gouvernement a été réticent à transférer des patients COVID-19 à l’étranger, se disant capable de gérer la situation par lui-même. Cependant, ce point de vue n’a pas été partagé dans les régions souffrant de la pire situation épidémiologique.

Alors que les dirigeants locaux demandent un transfert de patients à l’étranger depuis la fin janvier, le ministère de la santé du pays n’a admis que vendredi que les hôpitaux locaux ne sont plus en mesure de fournir des soins appropriés et a lancé les procédures nécessaires afin de transférer les patients COVID-19 à l’étranger.

Bien que la République tchèque développe depuis de nombreuses années des systèmes de services de soins de santé transfrontaliers grâce aux fonds du programme Interreg de l’UE, les services transfrontaliers ont été suspendus en raison de la pandémie. Cette situation a eu un impact négatif sur les citoyens vivant aux frontières, qui avaient l’habitude de se rendre dans les hôpitaux allemands ou autrichiens voisins.

Les patients tchèques atteints de COVID-19 dans les régions les plus touchées du pays parcourent actuellement des centaines de kilomètres pour se rendre dans des hôpitaux tchèques moins stressés au lieu de se rendre dans des hôpitaux allemands plus proches. Les autorités allemandes ont déjà confirmé qu’elles disposent de capacités, même pour les citoyens tchèques.

La France et l'Allemagne vont envoyer des vaccins à la République tchèque

La France a promis d’envoyer à la République tchèque 100 000 doses de Pfizer/BioNTech sous la forme d’un « prêt » qui sera remboursé ultérieurement, a ajouté le Premier ministre.

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