La République tchèque va nommer son cinquième ministre de la Santé depuis le début de la pandémie

Le ministre tchèque de la Santé démissionnaire Petr Arenberger (à droite) et le Premier ministre tchèque Andrej Babis (à gauche) s'adressent aux médias lors d'une conférence de presse après leur rencontre, à Prague, en République tchèque, le 07 avril 2021. [EPA-EFE/MARTIN DIVISEK]

Le ministre tchèque de la Santé, Petr Arenberger, qui était le quatrième à occuper le poste de ministre depuis le début de la pandémie, a annoncé sa démission mardi (25 mai), à la suite de la pression croissante exercée ces derniers jours sur les irrégularités dans sa déclaration financière.

Les médias tchèques ont rapporté que M. Arenberger avait déclaré beaucoup plus d’actifs et un revenu plus élevé après avoir rejoint le gouvernement que les années précédentes.

Toutefois, M. Arenberger a accusé les médias d’exercer une « pression brutale contre lui et sa famille ».

Le Premier ministre Andrej Babiš a confirmé qu’il avait déjà trouvé un remplaçant. Dans un geste assez surprenant, Babiš a déclaré que M. Arenberger sera remplacé par Adam Vojtěch, l’ancien ministre de la Santé qui a démissionné en septembre 2020 au début de la deuxième vague pandémique. M. Vojtěch sera à nouveau nommé mercredi.

Les partis d’opposition ont critiqué le parti ANO au pouvoir pour son « manque de capacités personnelles », d’autant plus que c’est la cinquième fois qu’il y a un changement au cabinet du ministre de la Santé au cours des dix derniers mois.

La République tchèque demande à l'Allemagne, la Pologne et la Suisse de prendre des patients COVID-19

Le gouvernement tchèque, après une forte pression des autorités régionales, a finalement décidé de demander l’aide de l’Allemagne, de la Pologne et de la Suisse car ses hôpitaux sont actuellement à court de capacités, notamment dans les régions frontalières avec l’Allemagne et la Pologne.

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