La Russie est « la menace la plus directe » pour l’ordre mondial selon Ursula von der Leyen

Pour Ursula von der Leyen, la Russie est la "menace la plus directe" pour l'ordre international [Alexandros Michailidis/Shutterstock]

La Russie est la « menace la plus directe » pour l’ordre international en raison de son invasion de l’Ukraine, a déclaré jeudi à Tokyo la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

La Russie « est aujourd’hui la menace la plus directe pour l’ordre mondial avec la guerre barbare contre l’Ukraine, et son pacte inquiétant avec la Chine », a dit Mme von der Leyen après avoir rencontré le Premier ministre japonais Fumio Kishida avec le président du Conseil européen Charles Michel.

Les deux responsables européens étaient jeudi à Tokyo pour un cycle annuel de discussions Japon-UE, intervenant cette fois-ci en plein conflit russo-ukrainien et dans un contexte d’inquiétudes croissantes en Asie quant aux ambitions militaires de la Chine.

« L’invasion de l’Ukraine par la Russie ne concerne pas seulement l’Europe, mais elle ébranle le coeur de l’ordre international, y compris l’Asie. Cela ne doit pas être toléré », a déclaré M. Kishida, dont le gouvernement s’est associé aux sanctions occidentales contre Moscou, notamment financières et énergétiques.

La position de plus en plus musclée de Pékin en Asie était également à l’ordre du jour, l’Union européenne cherchant à jouer un rôle plus important face à Pékin.

« Notre coopération en Ukraine est essentielle en Europe, mais elle est également importante dans la région indo-pacifique et nous voulons également approfondir nos consultations sur une Chine qui s’affirme de plus en plus », a déclaré M. Michel.

« Nous pensons que la Chine doit s’affirmer pour défendre le système multilatéral dont elle a bénéficié pour développer son pays », a-t-il ajouté.

Mme von der Leyen a déclaré que l’UE et le Japon renforçaient leur coopération, notamment avec le lancement d’un partenariat numérique, une première pour l’Europe, qui se concentrera sur la compétitivité et la sécurité dans ce domaine.

Elle a ajouté que les deux parties s’emploieraient également à « diversifier et renforcer » leurs chaînes d’approvisionnement.

« C’est important car il y a des matériaux et des technologies qui sont devenus essentiels à notre économie et à notre vie quotidienne, comme les semi-conducteurs par exemple. Nous devons pouvoir compter sur des chaînes d’approvisionnement dignes de confiance », a-t-elle souligné.

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