La Turquie suspend des contrats italiens à la suite de commentaires de Mario Draghi

Le Premier ministre italien Mario Draghi est revenu sur l’affaire dite du « sofagate », qualifiant le président turc Recep Tayyip Erdogan de « dictateur ». [RICCARDO ANTIMIANI/EPA]

Le gouvernement turc a suspendu les contrats des entreprises italiennes basées en Turquie en réponse aux commentaires du Premier ministre italien Mario Draghi lors d’une conférence de presse vendredi concernant l’affaire dite du « sofagate », qualifiant le président turc Recep Tayyip Erdogan de « dictateur ».

Le cabinet turc, qui exige des excuses officielles que le cabinet italien a peu de chances d’accorder, a bloqué l’achat d’hélicoptères de guerre produits par l’entreprise publique italienne Leonardo pour un montant de 150 milliards d’euros et a envoyé des avis similaires à d’autres entreprises italiennes opérant en Turquie.

Avant la pandémie, environ 1 500 entreprises italiennes étaient actives en Turquie, et le commerce italo-turc représentait environ 17 milliards d’euros par an.

Le #Sofagate symbolise l'état des relations entre l'UE et la Turquie, selon un législateur européen

« Je n’exagérerais pas la question du protocole, mais, bien sûr, elle symbolise les problèmes sous-jacents que nous avons », a indiqué le député européen Sergey Lagodinsky à EURACTIV.

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