L’Azerbaïdjan reconnaîtra-t-il la partie nord de Chypre ?

La Turquie et l'Azerbaïdjan sont des alliés stratégiques dans la région, et Ankara a apporté un soutien militaire et diplomatique à l'Azerbaïdjan lors de la guerre du Haut-Karabakh de cette année. [Smoking Lens/Shutterstock]

La presse turque a récemment laissé entendre que l’Azerbaïdjan reconnaîtrait le territoire occupé par la Turquie dans le nord de Chypre. Dans un entretien avec l’ambassade d’Azerbaïdjan à Bruxelles, EURACTIV décortique la situation.

« L’ambassade de la République d’Azerbaïdjan au Royaume de Belgique ne commente pas les commentaires et les rumeurs. Le contenu juridique des relations de l’Azerbaïdjan avec l’UE et ses États membres est défini dans les documents bilatéraux signés entre eux ou adoptés par eux. Contrairement aux journalistes et aux parlementaires de certains États membres de l’UE, l’Azerbaïdjan n’a pas mis ses relations stratégiques avec l’UE en confrontation avec les relations alliées Azerbaïdjan-Turquie », a déclaré l’ambassade à EURACTIV dans une réponse par e-mail.

EURACTIV comprend que l’ambassade fait référence à la Grèce et à Chypre étant donné que la Turquie a toujours critiqué la position de longue date de la Grèce ayant l’UE comme médiateur dans ses relations avec Ankara.

La Turquie et l’Azerbaïdjan sont des alliés stratégiques dans la région, et Ankara a apporté un soutien militaire et diplomatique à l’Azerbaïdjan lors de la guerre du Haut-Karabakh cette année.

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a récemment réitéré sa position sur la solution à deux États à Chypre, déclenchant des réactions de colère dans le monde entier.

L’UE, les États-Unis et le Conseil de sécurité des Nations unies ont condamné une telle démarche, insistant sur le fait que la solution du problème chypriote ne pouvait reposer que sur une fédération bizonale et bicommunautaire.

Si Bakou reconnaît les territoires occupés par Chypre, cela portera un coup sévère à ses relations avec Bruxelles, car cela reviendrait de facto à reconnaître la première perte de territoire de l’UE par la force.

Attendu dans le nord de Chypre, Erdogan entend rester inflexible

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se rend mardi à Varosha, ville-symbole de la division de Chypre, marquant sa volonté de rester inflexible sur une solution à deux Etats mais aussi son ambition de s’imposer en Méditerranée orientale.

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